Municipales à Albi : à peine 38.82 % de participation dans la préfecture du Tarn

A Albi, les bureaux de vote installés à la mairie n'auront jamais été aussi vides. / © Miryam Brisse - FTV
A Albi, les bureaux de vote installés à la mairie n'auront jamais été aussi vides. / © Miryam Brisse - FTV

Le taux de participation à Albi pour ce premier tour d'élections municipales est en très forte baisse. Il atteint ce soir à peine 38.82 %.

Par Sylvain Duchampt

La tendance dans le département était déjà à la baisse mais les chiffres définitifs de la participation à Albi sonnent comme un véritable coup de tonnerre : 38.82 % ce soir contre 62.89 % en 2014 !

Les électeurs albigeois ont décidé de ne pas se déplacer durant l'épidémie de coronavirus. 

Ce midi, le taux de participation dans le Tarn atteignait 22,41 %, soit un chiffre identique à celui de 2014.

Mais à 17 heures, le nombre d'électeurs ayant voté a vertigineusement chuté à 42.82 %. Six ans plus tôt à la même heure, il était de 62.54 % . La peur du coronavirus semble avoir fortement influencé les tarnais dans leur choix de ne pas se déplacer pour ce scrutin.

Sélectionnez le département du Tarn dans l'onglet (à droite de "show results for") de l'infographie ci-dessous afin de comparer le taux de participation lors des trois dernières élections municipales :


En 2014, le Tarn est, avec la Haute-Garonne, l'un des départements de l'ancienne région Midi-Pyrénées, où le taux de participation est le plus faible, soit 70,7%. Des chiffres néanmoins assez élevés en comparaison de ceux de sa préfecture. Lors des élections municipales de 2014, le taux de participation du 1er tour à Albi se situe à 62,89 %.

Pour ce scrutin, Albi "la rouge" présente une particularité : 3 têtes de listes sur 5 sont des femmes.

Il y a tout d'abord, la maire sortante, Stéphanie Guiraud Chaumeil (DVC – ex DVD). A 48 ans, elle se représente pour un deuxième mandat mais cette fois-ci sans avoir obtenu le soutien de La République en Marche et sans avoir été "adoubée" par son prédécesseur Philippe Bonnecarrère. 

Le sénateur du Tarn (UDI-LREM) a constitué une liste concurrente avec à sa tête Muriel Roques-Etienne (LREM). Elue au conseil municipal en 2014 sur la liste de Stéphanie Guiraud Chaumeil, elle a claqué la porte de la majorité municipale. Suppléante du député Philippe Folliot (LREM),  Elle se présente désormais sous la bannière LREM. 

Parti socialiste, Parti communiste, La France Insoumise, Générations.s. Nathalie Ferrand-Lefranc prend la tête d'une liste de gauche unie, ou presque. Le vert Pascal Pragnères (EELV) a finalement décidé de partir seul comptant, notamment, sur la dynamique écologiste.

Après avoir obtenu un score de 13,04% au premier tour de l'élection municipale de 2014, Frédéric Cabrolier du Rassemblement National va tenter d'améliorer son score lors de ce scrutin. 

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