Huit membres du collectif "La Voie est libre", opposés à la construction de l'autoroute A69 entre Castres et Toulouse, devaient être convoqués cet après-midi en gendarmerie suite à une plainte d'Atosca mais finalement cette convocation a été suspendue. Depuis le dimanche 21 mai ils ont installé un campement à Vendine dans la Haute-Garonne sur le tracé même de cette future autoroute.

Les belles histoires du dimanche
Découvrez des récits inspirants de solidarité et d'altruisme, et partez à la rencontre de la générosité. Émotions garanties chaque dimanche !
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Les belles histoires du dimanche". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Ce mardi 23 mai au matin suite au dépôt d'une plainte pour occupation illicite d'un terrain, les opposants à l'A69 du collectif La Voie est libre ont reçu la visite des forces de l'ordre à Vendine (Haute-Garonne).

Deux véhicules avec 7 gendarmes au total. Une rencontre dans le calme mais qui intervient trois jours à peine après leur installation sur le site.

Contrôles d'identité, rappel à l'ordre, une dizaine d'entre eux devait être convoquée à la gendarmerie pour occupation illicite d'un terrain privé ce mardi 23 mai suite à une plainte d'Atosca, société en charge du projet autoroutier. Le célèbre tarnais défenseur des arbres, Thomas Brail est d'ailleurs venu en renfort ce matin pour les soutenir.

Mais après discussions sur place et décision du Parquet de Toulouse, ces opposants ne seront pas reçus en gendarmerie ce mardi et leur présence sur ce site est, pour le moment, toléré par les autorités. 

Ils demandent un moratoire sur le projet de l'A69

Tentes, barnums, une boîte aux lettres. Depuis le dimanche 21 mai plusieurs opposants au projet autoroutier entre Castres (Tarn) et Toulouse (Haute-Garonne) se sont en effet installés à Vendine, sur le tracé de la future A69 dont les travaux préparatoires ont commencé.

Ces militants écologistes veulent même créer un potager pour défendre cette "terre nourricière", comme il l surnomme, qui va disparaître avec la création de cette autoroute. Ces écologistes demandent encore et toujours la révision de ce projet qu'il juge un non sens écologique. 

"Notre objectif c'est d'obtenir l'arrêt des travaux, tant que des recours juridiques sont en cours et que les jugements n'ont pas été officiellement donnés", explique Bernard, membre du collectif "La Voie est libre".

Ces militants écologistes se sont installés sur le tracé

Au lendemain de la grande mobilisation des 22 et 23 avril 2023, le collectif "La Voie est libre" avait écrit au Ministre des Transports Clément Beaune pour le rencontrer. Sans réponse depuis un mois, les opposants à l'A69 ont alors décidé de s'installer sur le tracé jusqu'à nouvel ordre

Jeudi, ils devraient avoir un rendez-vous téléphonique vers 15h avec le cabinet du ministre des transports.

Mardi 2 mai, en tout cas, lors d'une session à l'Assemblée Nationale, le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, l'avait pourtant certifié : le projet de l'A69 est définitivement engagé. Le ministre précisant même "qu'il est intolérable que ce projet autoroutier puisse être remis en cause par une minorité d'écologistes radicalisés".

Pour le moment, ces opposanst n'ont donc pas été délogés et ils n'ont pas prévu de bouger. Avec cette nouvelle occupation, le collectif "la voie est libre", espère faire plier le gouvernement et stopper les travaux de l'A69. 

"On a une tolérance à rester sur ce site si on maintient un point d'information. Le Parquet de Toulouse accepte notre présence si elle reste raisonnable", explique Thomas Digard du collectif La Voie est libre après une matinée de discussions avec les autorités publiques et les forces de l'ordre.