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Meurtre d'une enseignante à Albi : ce que l'on sait de l'auteure présumée du coup de couteau

Ce vendredi matin, à l'école Edouard Herriot d'Albi. / © MaxPPP
Ce vendredi matin, à l'école Edouard Herriot d'Albi. / © MaxPPP

La mère d'une élève qui a mortellement poignardé une enseignante souffre de "troubles psychologiques" selon le ministre de l'éducation nationale Benoit Hamon. Elle était connue des services sociaux du département. Elle a été internée d'office. 

Par Fabrice Valery

Placée en garde à vue puis internée d'office en hôpital psychiatrique, Rachida X. 47 ans, est l'auteure présumée du coup de couteau mortel porté ce vendredi matin à une enseignante de 34 ans devant ses élèves de grande section de maternelle à l'école publique Edouard Herriot d'Albi.

Les enquêteurs ont tenté de comprendre son geste mais se sont heurtés à une femme dont les propos sont incohérents. Selon les experts psychiatres qui l'ont examinée, son discernement était affecté au moment des faits

Voici des éléments d'informations la concernant :

- Des troubles psychologiques graves

Cette femme de 47 ans "semble atteinte de troubles psychiatriques importants", a précisé le ministre de l'Education nationale, Benoît Hamon. Selon nos informations, elle faisait l'objet d'un suivi psychiatrique.
A son arrivée au commissariat d'Albi pour sa garde à vue, elle a fait l'objet d'une expertise psychiatrique avant le début de son audition par les policiers. 
En fin d'après-midi ce vendredi, le parquet d'Albi a confirmé que les deux experts qui l'avaient examinée avaient conclu à des troubles graves qui ont affecté son discernement au moment des faits. 

- Un signalement adressé à la justice

Un signalement concernant cette femme avait été adressé au Parquet d'Albi au début de l'année 2014, en raison de ses troubles psychiques. Cette mère de deux enfants mais en charge seulement de sa cadette âgée alors de 5 ans avait alors fait l'objet d'une enquête. Une procédure pour délaissement de mineur avait été engagée contre elle car il était apparu que sa petite fille vivait en fait en Espagne avec sa tante. Placée à l'époque en garde à vue, elle avait alors déjà été hospitalisée d'office selon le procureur de la République d'Albi "en raison de troubles mentaux évidents". Les conditions d'éducation de l'enfant en Espagne apparaissant satisfaisantes, la procédure de délaissement n'avait pas caractérisé la moindre infraction, selon la justice. Toutefois, la mère n'avait jamais signalé au Juge des Enfants en charge de son dossier le retour de sa fille en France, sans doute pendant les vacances de Pâques. Une actualisation du dossier avait été demandée le 25 juin dernier.

- Connue de l'aide sociale à l'enfance 

Les services de l'aide sociale à l'enfance du Conseil général du Tarn connaissaient cette famille monoparentale. Les services sociaux connaissaient le cas de cette maman isolée, d'origine étrangère et en situation d'insertion sociale. Les services étaient notamment attentifs, d'après nos informations, à la déscolarisation de sa fille de 6 ans, qui a vécu plusieurs mois avec d'autres membres de sa famille. 

- Un enfant scolarisé dans l'école depuis un mois et demi

C'est le ministre de l'Education Nationale, Benoit Hamon, qui l'a lui-même précisé : la petite fille de 6 ans n'était scolarisée dans la maternelle Edouard Herriot que depuis un mois et demi. La maman était donc, d'après le ministre, mal connue de l'équipe éducative. 

- "Tu as mal parlé à ma fille !"

Selon une source policière proche de l'enquête, l'auteure présumée du coup de couteau aurait dit à l'institutrice : "Tu as mal parlé à ma fille" avant de lui porter le coup mortel. On n'en sait pas davantage pour l'instant sur ses motivations.

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