Tarn : la gauche résiste, le FN se maintient dans 18 cantons sur 23

Dans le Tarn, l’un des départements les plus symboliques de l’histoire de la gauche, où Jean Jaurès fut élu député, la gauche recule mais pourrait conserver 13 cantons sur 23. Le Front National confirme la percée amorcée depuis deux ans et se maintient dans 18 cantons. 

Par La rédaction Web de Toulouse

Le département où Jean Jaurès fut élu député ne va peut-être pas basculer à droite mais il est ébranlé...
Sanction gouvernementale ? Effet Sivens ? Effet bleu marine ? Le résultat en tout cas, c'est qu'il ne devrait y avoir que quatre duels entre la droite classique et la gauche. 
Le Front National provoque sept triangulaires en particulier dans le canton d'Albi 4 du président sortant Thierry Carcenac (PS). Il arrive en tête dans deux cantons, Carmaux 2 et Graulhet, et devrait être opposé à un binôme de gauche dans huit cantons et à la droite unie dans trois autres.
Le parti de Marine Le Pen confirme ainsi la percée amorcée depuis quelques années dans ce département fortement marqué par une désindustrialisation (textile, charbon, cuir). 
Frédéric Cabrolier, candidat FN sur Albi 4, face à M. Carcenac, a ainsi relevé que "dans le Tarn, pratiquement partout, le FN est présent. C'est un score historique pour le FN", a-t-il affirmé. "On n'est pas loin d'être le premier parti du Tarn."

La gauche résiste, malgré tout


Thierry Carcenac et sa colistière Elisabeth Claverie n'ont toutefois pas dit leur dernier mot. Avec 32% des suffrages exprimés face au FN (25,39%) et à l'UMP-UDI divers
droite (24,07), le binôme a des chances de l'emporter dimanche prochain.
"Au niveau du Tarn, j'appelle les électeurs démocrates et républicains à se rassembler autour du vivre ensemble, à oublier les divisions, les haines et à se rassembler sur le projet départemental. (...) Il est clair que l'on fera barrage au FN", a déclaré Thierry Carcenac.
"Je ne pense pas que le département basculera, il continuera à assurer les valeurs qui sont les siennes", a-t-il conclu.

Le spectre de Sivens


Conseiller général depuis 1979 et président du Conseil général depuis 1991, Thierry Carcenac a été vivement secoué par l'affaire du barrage de Sivens, un projet corrigé à la baisse récemment (lors d'un vote à la quasi-unanimité du Conseil Général) suite à une série d'événements dont la mort du jeune écologiste Rémi Fraisse en octobre dernier.

La droite, UMP/UDI, unie pour l'occasion, rêve de détrôner le président et le résultat de l'élection de Philippe Folliot, le prétendant au poste, et de son binôme Brigitte Pailhe Fernandez (53,14 % des voix), dans le canton des Hautes Terres d'Oc, fait la preuve de cette "possibilité". "Nous avons des chances tout à fait raisonnables d'y arriver" (à la présidence), a déclaré Philippe Folliot à la presse après son élection.

A Castres 2, une triangulaire est à attendre. Le binôme UMP Jacques Thouroude/Régine Massoutié arrive en tête avec 35,03%. Il est talonné par le FN avec 32,10%, suivi du PS avec 23,96%. Les trois binômes peuvent se maintenir au second tour.

Sur "Vignobles et bastides", le canton où se trouve le site de Sivens, le conseiller général sortant, Pierre Verdier (DVG), par ailleurs maire de Rabastens, est largement devancé (26,52 %) par la maire de Lisle-sur-Tarn, Maryline Lherm qui remporte avec Paul Salvador 37,36 % des voix. Sur ce territoire, droite et gauche ont défendu le projet de barrage mais la voix de la candidate de droite a porté haut pour dénoncer l'occupation du site et mettre le gouvernement devant ses responsabilités. 

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