Transport aérien : l'Andorre présente son projet d'aéroport international près du Pas de la Case à 2000 m d'altitude

Accueillir des Airbus A320 ou des Boeing 737 à 2000 m d'altitude : la Principauté d'Andorre ambitionne de construire un aéroport entre Grau Roig et le Pas de la Case pour accueillir plus facilement des touristes internationaux, hiver comme été. Sa chambre de commerce et d'industrie porte le projet.

Le projet d'aéroport de la Principauté d'Andorre veut être capable d'accueillir des avions de la taille de l'Airbus A320 Neo.
Le projet d'aéroport de la Principauté d'Andorre veut être capable d'accueillir des avions de la taille de l'Airbus A320 Neo. © Guillaume Horcajuelo / MaxPPP

Ne plus être dépendante des aéroports de Toulouse (Haute-Garonne) ou de Perpignan (Pyrénées-Orientales) pour accueillir des visiteurs par transport aérien : c'est l'ambition de la Principauté d'Andorre, qui envisage la construction d'un aéroport international dans le secteur de Grau Roig, à moins de 10 km du Pas de la Case, à 2000 m d'altitude.

C'est la chambre de commerce et d'industrie (CCI) d'Andorre qui porte le projet : elle l'a présenté ce mardi 16 mars au gouvernement de la Principauté.

L'objectif est de construire une piste d'une longueur de 1800 mètres pour 45 mètres de large : elle serait ainsi capable d'accueillir des moyens-courriers de dernière génération, par exemple l'Airbus A320 Néo ou le Boeing 737 NG (Nouvelle génération), dotés d'un rayon d'action de 5 500 km.

Un aéroport respectueux de l'environnement

Ces appareils présentent le triple avantage d'être dotés des moteurs les plus efficients, les moins polluants et les moins bruyants de leur catégorie.

Avec un tel équipement aéronautique le petit état européen vise un trafic de 500 000 voyageurs par an, alors qu'actuellement l'aérodrome le plus proche est celui de la Seù d'urgell en Espagne, à une demi-heure de route d'Andorre-la-Vieille : situé à 800 mètres d'altitude et doté d'une piste de 1340 m de long, il ne peut accueillir que des avions à hélices (turbopropulseurs), ce qui limite leur rayon d'action et restreint ses liaisons aériennes aux régions les plus proches de la France et de l'Espagne.

Pour la CCI d'Andorre, il s'agit d'intégrer ce projet au sein d'un dossier d'une plus grande envergure :

Sa construction en bordure de la RN 22 ne nécessiterait aucun chantier de travaux routiers ; la décision ne sera prise qu'après la réunion de 3 conditions : une étude d'impact environnemental, une autre sur sa viabilité économique, le tout renforcé d'une véritable volonté politique.

Un outil de croissance économique

Le montant de l'investissement pour la création de cette infrastructure est estimé à 344 millions d'Euros, dont 44% seraient consacrés à sa dimension écologique et de préservation de l'environnement.

La principale motivation de la CCi est bien-sûr d'ordre économique : depuis 2017 la croissance du PIB de la Principauté d'Andorre ne cesse de ralentir, et la crise du Covid-19 en 2020 n'a pas contribué, avec ses semaines de fermeture des frontières, à redresser la barre.

Une commission de travail doit être constituée avec des représentants de toutes les composantes andorranes concernées. Si le projet est validé l'aéroport devrait sortir de terre d'ici 2024 ou 2025 : c'est qu'on ne traîne pas en principauté.

 

 

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