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Vendée Globe : Kito de Pavant espère récupérer son bateau

A bord du Marion Dufresne, le skipper ne lâche pas le Bastide Otio d'un radar. Il émet des hypothèses concernant sa récupération. 
Kito de Pavant à bord de Bastide Otio dans l'Océan Indien - décembre 2016.
Kito de Pavant à bord de Bastide Otio dans l'Océan Indien - décembre 2016. © Vendée Globe
Kito de Pavant avait subi une importante voie d'eau en début de semaine. Pour sa sécurité, il avait été contraint d'appeler les secours. Le Marion Dufresne est alors venu lui apporter de l'aide. Avec regrets, il a du laisser le Bastide Otio couler sur place. 


Mais rebondissement. Malgrè le trou dans la coque, le bateau n'aurait toujours pas été emporté par les eaux. 

"Nous envisageons différentes solutions pour essayer de récupérer Bastide-Otio. J'avais tout fait pour que le bateau dérive vers le Nord-Est, mais avec le vent il fait de l'Est. Les opportunités pour récupérer le bateau sont peu nombreuses et la meilleure des solutions se situerait peut-être au niveau des Kerguelen. Il faut se fier aux moyens qui existent sur place et ils ne sont pas nombreux. Mais cela laisse une lueur d’espoir de récupérer le bateau, de le sauver et de le mettre à l'abri pour des jours meilleurs" peut-on lire sur le site du Vendée Globe

© Kito de Pavant, à droite, accompagné du commandant du Marion Dufresne.

Le skipper était au plus bas, mais reprend peu à peu du gallon. "Sur le Marion Dufresne, l'équipage est aux petits soins avec moi. J'ai eu des centaines de milliers de messages venant de toute part. Cela fait chaud au cœur et me donne de la force pour trouver des solutions."

Que faire du Bastide-Otio ? 


Il peut aujourd'hui représenter un danger pour d'autres navigateurs. Et pour des raisons écologiques, il est difficilement envisagrable de le laisser périr dans les eaux des Terres Australes et Antarctiques Françaises. 

Avant le Vendée Globe, le bateau valait 2 millions d'euros. Même s'il a été endommagé, il peut être réparé et réutilisé, raison pour lesquelles le skipper s'obstine à le récupérer.

Kito de Pavant avait néanmoins assuré le voilier, il lui sera intégralement remboursé en cas de perte totale. Reste donc à l'assurance d'évaluer le plus rentable : sauver le bateau, ou le laisser couler. 

À part les gars qui font le Vendée, aucun mec sensé ne voudra venir dans ces parages récupérer une épave. 



Depuis son sauvetage, Kito de Pavant suit son bébé nautique à la trace. Le bateau de course avance vers le nord des iles Kerguelen. Le skipper rêverait de le récupérer là bas. 

En attendant... "Je suis sur la passerelle du Marion Dufresne, je profite du spectacle qui est assez incroyable. Nous sommes en route pour l'archipel des Kerguelen. Il y a 40 nœuds de vent et de la mer formée. Les Albatros tournent autour de nous."
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