A Longchamp , l'Arc de Triomphe, la course de chevaux la plus prestigieuse du monde

Le Prix de l'Arc de triomphe, ce dimanche 7 octobre à Longchamp à 16h25, se court sur la distance classique de 2.400 mètres est une course internationale et inter-générations, où s'affrontent les trois ans et les chevaux d'âge.

Remporter l'Arc de Triomphe est sans doute le rêve de tout entraineur, éleveur, prpriétaire et jockey. Mais ne prend pas le départ du prix de l'Arc de Triomphe qui veut. Seuls les meilleurs peuvent y prétendre et le chemin est difficile.
"Dans la sélection des pur sang, il y a les listed race, les groupes, et seuls les gagnants de groupe I (le niveau le plus élevé dans la compétition) peuvent
prétendre disputer l'Arc", explique Alain de Royer Dupré, entraineur des chevaux de l'Aga Khan depuis quarante ans.
"L'Arc se gagne avec un cheval d'exception, rapide, endurant et doté d'un mental très fort !", poursuit celui qui précise qu'il a la chance d'avoir des partants dans cette course chaque année!

Cette année, il fonde de gros espoirs sur Shareta, une élégante jument à la robe baie lustrée, dotée d'une belle action. Arrivée deuxième l'an dernier, elle reste sur deux brillantes victoires, même si Bayrir peut créer la surprise grâce à sa jeunesse. "Shareta est une tardive, elle a mis du temps à accélérer, mais maintenant elle est au point, capable de réagir quand elle est attaquée ou de lancer l'attaque".
"Bayrir est charmant, discret, maniable, il a gravi les échelons avec succès", raconte Alain de Royer Dupré, qui redoute toutefois la présence du Japonais Orfèvre.

"Orfèvre sera confié à Christophe Soumillon qui connaît Longchamp par coeur. D'ailleurs il a gagné deux fois l'Arc pour nous. Les Japonais qui jusqu'à présent avaient toujours aligné leurs jockeys se donnent un avantage !", estime-t-il.

En dix tentatives depuis 1969, les Japonais n'ont jamais remporté cette épreuve réputée très sélective. Mais Yasutoshi Ikee, l'entraîneur du bel alezan favori de la course, nourrit l'espoir de ramener le trophée dans son Archipel. Dix-huit pur sang seront au départ de cette 91e édition : deux Japonais, neuf
Français, deux Anglais, quatre Irlandais et un Tchèque.
Yasutoshi Ikee espère remporter "la course la plus importante au monde" grâce à "Christophe Soumillon qui l'a gagnée deux fois". "C'est une chance pour nous qu'il monte Orfèvre". "Orfèvre a l'esprit d'un champion et a envie de gagner. Mais les terrains en France sont très différents du Japon et il va devoir s'adapter".
Pour l'aider dans sa mission, il bénéficiera d'un cheval de jeu ou leader, Aventino, qui lui montrera le chemin avant de le laisser le doubler dans les 300 derniers mètres.


Enfin, bien sûr, il y a Saônois, le petit cheval du boulanger dont personne ne voulait parce qu'il était trop petit, et qui défie  désormais les grands. Pascal Treyve, boulanger de son état, avait acheté Saônois pour 100.000 euros à part égale 50/50 avec Jean-Pierre Gauvin, l'entraîneur du cheval. Pour eux et leur jeune jockey Antoine Hamelin, âgé de seulement 21 ans, "le rêve continue"!
"En remportant le prix Niel, la course préparatoire pour les mâles qui participent à l'Arc de Triomphe, Saônois a confirmé son succès dans le Jockey-Club",  estime Jean-Pierre Gauvin. "C'est un battant, un vrai boxeur. Il adore la bagarre, résiste aux coups et bousculades. Ca lui donne la hargne pour passer devant les autres", a confié le professionnel, qui a pris la décision de l'engager dans l'Arc seulement jeudi.
Organisée par France Galop, parrainée par le Qatar Racing et l'Equestrian Club, le prix de l'Arc de Triomphe offre quatre millions d'euros de récompenses
diverses, dont la moitié au vainqueur.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
sport cheval hippisme