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Cellule islamiste : 5 personnes seraient impliquées dans l'attentat de Sarcelles

Cinq personnes, dont Jérémie Louis-Sidney, tué le 6 octobre à Strasbourg, sont soupçonnées d'avoir pris part à l'attentat antisémite contre un commerce casher de Sarcelles le 19 septembre, a indiqué le procureur de Paris, François Molins, qui tenait une conférence de presse sur l'état d'avancement de l'affaire de la cellule islamiste en cours de démantèlement.

Parmi les suspects figurent également Jérémy Bailly, interpellé en Seine-et-Marne et qui apparaît comme le membre principal du groupe, un autre homme ayant fait des repérages, ainsi que deux autres personnes dont les enquêteurs ne savent pas pour l'heure si elles figurent parmi les personnes interpellées.

Concernant ces deux derniers, "deux individus jeunes", le procureur a précisé que l'un d'eux était "de type européen, l'autre de type africain".
Plusieurs suspects de la cellule islamiste démantelée samedi dernier projetaient par ailleurs de se rendre en Syrie pour rejoindre des groupes jihadistes, a précisé le procureur de Paris.
Deux personnes ont joué un "rôle clé" dans ce projet, l'une qui avait un contact à l'étranger et "servait de relais" pour les candidats français au jihad, notamment en Syrie, et l'autre qui s'est récemment rendue en Egypte et en Tunisie "avec Jérémie Louis-Sidney pendant trois mois".

Une information judiciaire a été ouverte notamment pour "tentative d'assassinat en lien avec l'appartenance avec une religion, en relation avec une entreprise terroriste" et trois juges ont été désignés pour conduire l'enquête.

Le parquet de Paris a requis l'incarcération des sept suspects de la cellule islamiste déférés jeudi devant la justice, "âgés de 19 à 25 ans, tous nés en France et de nationalité francaise", a ajouté François Molins.

Le procureur a évoqué une "absence totale de coopération", précisant que Jérémy Bailly avait reconnu vouloir fabriquer une bombe mais sans "désigner de complice ou de cible". Tous les suspects sont des "convertis plus ou moins récents, sauf un". Concernant leur radicalisation, "il n'apparaît pas" qu'elle soit liée à leur détention. Outre Louis-Sidney, "seulement" deux des suspects "avaient été incarcérés, respectivement pour six et trois mois" dans des affaires de "vols ou trafic de stupéfiants".
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