Nouveau psychodrame à l'UMP sur l'élection de Jean-François Copé

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L'élection du chef du premier parti d'opposition de France, l'UMP, a connu mercredi 21 un rebondissement spectaculaire avec la mise en cause par François Fillon de la victoire de Jean-François Copé, pourtant acceptée deux jours auparavant.

Mercredi 21 novembre, trois députés proches de François Fillon ont affirmé que les votes des militants UMP de Nouvelle Calédonie, Mayotte et Wallis et Futuna, des territoires français dans le Pacifique et l'Océan indien, avaient été oubliés dans le décompte.

Selon eux, François Fillon est en fait le réel vainqueur du scrutin de dimanche avec 26 voix d'avance sur M. Copé. "Dans le calcul final, 1.304 militants ont été privés de leurs choix", estime le député Eric Ciotti.



"Les résultats de ces trois fédérations étaient les suivants: Nouvelle Calédonie 535 voix à Jean-François Copé, 643 voix à François Fillon. Wallis et Futuna 14 Copé, 3 à Fillon. Mayotte 41 à Copé et 68 à Fillon". "Leur réintégration conduit donc à 88.004 pour François Fillon, et Jean-François Copé 87.978".

"Il s'agit d'une erreur manifeste et grave", a poursuivi M. Ciotti. "Elle doit évidemment être réparée. Nous demandons donc à la Cocoe que les résultats soient

simplement rétablis".



Dans le même temps, M. Fillon demandait à l'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, fondateur de l'UMP et dénonciateur ces derniers jours de son état "lamentable" d'assurer "de façon transitoire" la direction du parti "afin de trouver les voies et les moyens de sortir de l'impasse". "Je réclame la vérité", a dit M. Fillon.

Son rival, lui, a immédiatement opposé une fin de non-recevoir.

 

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