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L'agenda culture du week-end

Des idées de sorties pour ce week-end avec l'agenda culturel de Jean-Laurent Serra
 - « Tout Offenbach, ou presque »  à partir du 17 janvier au Théâtre de Paris

Après le triomphe de « La vie Parisienne » et ses presque 3 ans d’exploitation, dont une tournée en province, le metteur en scène Alain Sachs fait de nouveau appel à ses complices « touche à tout » pour rendre hommage au grand Offenbach. Mais cette fois en revisitant l’œuvre quasi intégrale de son compositeur préféré.
Le spectacle se présente donc comme une traversée du répertoire du compositeur qui passe bien sur par les airs incontournables inscrits dans nos mémoires, mais également par la découverte de quelques morceaux beaucoup moins connus du grand public qui sont pourtant de vraies pépites. Et puisqu’on ne change pas une équipe qui gagne...cet hommage musical, qui débute le 17 janvier au théâtre de Paris, reprend les ingrédients du précédent succès avec ses fameux 13 artistes sur scène capables à la fois de jouer la comédie, de chanter, de danser et de jouer d’un instrument. Une vraie richesse artistique, suffisamment rare encore aujourd’hui, pour être saluée.
Une intrigue vient servir l’histoire et donne à ce spectacle une dimension théâtrale. Il ne s’agit ni d’un concert catalogue ni d’une opérette.                               «Tout Offenbach » est une pièce consacrée au talent du compositeur qui raconte sa carrière musicale au travers de 20 chansons puisées parmi un répertoire de 40 oeuvres. La troupe est impeccable de justesse et permet au spectateur d’apprécier le génie d’Offenbach, symbole d’une époque gaie, insouciante, qui savait rire et sourire de sa propre légèreté. Ca fait du bien aux oreilles et aux zygomatiques car dans "Tout Offenbach ou presque", on rit souvent.

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 - « Tam Taï » de Karine Saporta, jusqu’au 15 janvier au Théâtre de Suresnes Jean Vilar.

On croyait tout connaitre des déclinaisons possibles et des mariages heureux entre le hip hop et les autres styles ou formes de danses et bien surprise ! Il existe bel et bien d’autres jolies rencontres à découvrir dans le cadre de Suresnes Cité Danse, un festival précurseur qui fut dans les premiers en France à croire en l’avenir de cette danse issue de la rue et des banlieues.
Pour sa 21 édition, le festival propose jusqu’au 3 février au théâtre de Suresnes Jean Vilar, une quinzaine de spectacles dont huit créations qui attestent de la vitalité du hip hop dans notre région.
Cette année encore, les spectateurs seront surpris et agréablement étonnés par certains partis pris comme celui de la chorégraphe Karine Saporta, qui ose le mariage entre le hip hop, le kung fu et la musique traditionnelle taïwanaise. Fidèle à sa philosophie, la voici repartie sur les traces éclectiques et électriques de la danse urbaine. Sur le plateau, rien que des danseurs et des musiciens d’origines asiatiques. D’un côté, six interprètes ultra-techniques formés aussi au Taïchi et au Kung fu et de l’autre, six musiciens traditionnels originaires du sud de l’ile de Taïwan et experts en gongs et percussions qu’ils fabriquent eux-mêmes. Un choc visuel qui confronte l’univers d’un rituel culturel aux gestes et gros tambours ancrés dans la tradition séculaire et celui d’une danse de défi aux figures très physiques. Une ouverture de festival flamboyante.

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 - « Colorature, Mrs Jenkins et son Pianiste » Au Théâtre Ranelagh. Paris 16ème.

C’est une histoire incroyable mais vraie ! Une imposture vocale devenue légendaire dans l’univers sacré et parfois hermétique de la musique classique. Imaginez une diva qui ne sait pas chanter et qui pourtant va réussir une carrière de chanteuse d’opéra grâce à ses dérapages vocaux et à sa voix fausse !

Vous ne rêvez pas, l’histoire vraie de  Florence Foster Jenkins commence dans une riche famille de Pennsylvanie. À la mort de son père, en 1909, elle hérite d'une fortune qui lui permet d'entamer tardivement la carrière de cantatrice que ses parents et son ex-mari avaient découragée.
Persuadée de posséder un extraordinaire talent de soprano colorature traduisez de chanteuse virtuose capable d’interpréter tous les répertoires et des vocalises complexes, elle se lance dans la chanson. Elle a en réalité un très faible sens du rythme et ne parvient pas à chanter juste. Peu importe, elle prend plaisir à organiser dans la salle de bal du Ritz-Carlton à New York d’ahurissants récitals annuels qui font les délices de la haute société et devient une célébrité que l’on s’arrache. On vient en fait se moquer et s’amuser d’elle mais Florence Foster Jenkins ne réalise pas que son succès ne provient pas de la beauté de sa voix mais des rires que provoquent ses interprétations approximatives tout comme ses extravagants costumes de scène sortis de son imagination.

Jouée par un duo succulent et doué, Agnès Bove et Grégori Baquet, cette pièce musicale créée au dernier festival Off d’Avignon reprend avec délicatesse, humour et justesse l’histoire de la cette fausse diva qui à l’époque avait certainement inspiré Hergé pour sa cantatrice chauve.
Colorature s’est installé au théâtre du Ranelagh pour un long CDD voir une période indéterminée, car derrière ce nom à la résonance bizarre se cache une des belles surprises de cette année.

 - « Christelle Chollet » Sos Chanteuse, actuellement au Théâtre de la Renaissance.

On la connaissait jeune trentenaire, elle nous revient mariée avec un enfant et une pêche d’enfer. 500 000 spectateurs ont craqué pour son premier spectacle intitulé « l’Empiafée » mais aussi pour son short court et ses bas affriolants ! Du coup, l’humoriste est de retour avec un nouveau short et un nouveau spectacle « Sos danseuse » un one woman show qui renouvelle le genre du music-hall. Christelle Chollet enchaîne les « stand up » et  passe en revue Claude François, Amy Winehouse et les petites femmes de Pigalle comme une professionnelle de la chanson détournée. Son spectacle est à découvrir au théâtre de la Renaissance.
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