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Teddy Riner accuse une serveuse du Buddha Bar de racisme

Teddy Riner lors de l'entrainement de l'équipe de France de Judo à Bugeat / © France 3 Limousin
Teddy Riner lors de l'entrainement de l'équipe de France de Judo à Bugeat / © France 3 Limousin

Les faits se sont déroulés le week-end dernier. Le judoka sortait avec son frère au Buddha-bar, rue Boissy d'Anglas dans le 8e arrondissement. Il reproche à une serveuse de lui avoir demandé sa carte bleue « parce qu’il est black ».

Par Mathilde Riou

Teddy Riner a relayé l’information le soir même depuis son compte Twitter et sa page Facebook.

Selon lui, il a été victime de discrimination raciale «Un spectacle brésilien a commencé. On les regarde traverser tout le restaurant puis le groupe brésilien s'arrête sur les marches, nous observons que certaines personnes se lèvent pour prendre des photos et observer de plus près sur les marches, ce que nous faisons. Une minute après que nous soyons sur les marches, une serveuse attrape mon frère pour lui dire de laisser sa carte bleue ou une pièce d’identité. Mon frère lui dit qu’on regarde le spectacle et elle insiste pour lui demander sa carte bleue. Elle me demande par la suite ma carte et de surcroît elle m'a agrippé carrément le bras. Pourquoi les autres personnes qui étaient sur l’escalier n’ont pas eu cette remarque?»

Pour le champion olympique ce comportement est un acte raciste car la serveuse n’aurait rien demandé aux autres personnes sur place parce qu'ils étaient « blancs ».

L’évènement a fait le tour de la toile ce week-end et la communication de l’établissement a présenté ses excuses au sportif.
La serveuse a fait valoir son droit de réponse et a donné sa version des faits par communiqué. «Monsieur Riner, que je n'avais pas reconnu - le Buddha Bar est un établissement éclairé à la bougie et on ne reconnaît pas forcément les personnalités -, avait passé sa commande. Au moment du spectacle brésilien, quand je suis passée près de sa table, elle était vide. Je l'ai alors aperçu sur les marches (de l'escalier du restaurant) et me suis dirigée vers lui (…) C'est la consigne de la direction (comme celle-ci l'avait précisé dans un premier communiqué), la procédure habituelle que nous appliquons à tous nos clients. (…) J'ai posé ma main sur son bras afin qu'il puisse m'entendre et je lui ai demandé sa carte bleue, toujours avec la politesse requise», raconte Mélissa. Selon elle, le judoka l’aurait insulté en s’exécutant «Appelle-moi le patron, ta gueule, va te faire foutre!».

La jeune femme a précisé au JDD qu’elle veut faire valoir ses droits, notamment «le préjudice moral subi.»

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