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L'opposant au mariage homosexuel incarcéré à Fleury-Mérogis sera rejugé mardi

© france3Paris
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Nicolas, l' opposant au mariage pour tous de 23 ans, qui avait été condamné à quatre mois de prison dont deux avec sursis pour rébellion et fourniture d'une identité imaginaire le 19 juin, passera devant la cour d'appel de Paris mardi. 

Par Pôle internet avec AFP

La cour d'appel de Paris jugera mardi Nicolas Buss, l'opposant au mariage homosexuel condamné à quatre mois de prison dont deux ferme mi-juin, notamment pour rébellion, et incarcéré depuis, ce qui avait suscité de vives réactions dans les rangs des anti-mariage pour tous.Il sera également rejugé le même jour après sa condamnation fin mai à une amende de 200 euros avec sursis pour sa participation à une action surprise sur les Champs-Elysées
quelques jours plus tôt. Le parquet a fait appel de la décision. Sa demande de remise en liberté devrait être également examinée lors de l'audience.
L'étudiant de 23 ans à l'Institut catholique de Paris, qui a participé à tous les défilés contre la loi Taubira, avait été interpellé deux fois à trois semaines
d'intervalle alors qu'il participait à des manifestations non-autorisées.
Son avocat, Me Benoît Gruau, a évoqué le "traitement très dur" subi en détention par son client qui a un temps été placé à l'isolement. Il a "reçu des centaines de lettres de soutien, de France et de l'étranger", mais "très peu" de courrier hostile, a ajouté Me Gruau. Et plusieurs députés, dont l'UMP Hervé Mariton, très engagé contre la loi Taubira, lui ont rendu visite en prison. Ses parents avaient lancé dans le quotidien La Croix un appel au calme : "Ne faites pas de lui un héros, encore moins un martyr! Il ne mérite ni tant d'honneur ni, pour d'autres, tant de haine", écrivaient-ils dans une tribune publiée dans le journal catholique.
Vendredi, le collectif de la Manif pour tous, a appelé "solennellement tous ses sympathisants à ne perturber en aucune manière le bon déroulé des débats de mardi" et donc demandé à ses partisans de "laisser sereinement la place aux amis proches et à la famille de Nicolas".
Pour son deuxième passage en comparution immédiate, le 19 juin, le tribunal correctionnel de Paris l'avait condamné pour rébellion et fourniture d'une identité imaginaire. Estimant que Nicolas Buss était un "prisonnier politique", ses camarades ont depuis organisé plusieurs manifestations de soutien. Des veilleurs "debout" se relaient aussi depuis deux semaines, jour et nuit, devant plusieurs palais de justice en France, ainsi que devant le ministère de la Justice où Laurence Barbry et Pierre-Julien Quiers sont allés à leur rencontre. 
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Les veilleurs debout place Vendôme


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