Une association étudiante de l'école Centrale jugée pour un coma éthylique mortel

Un ancien élève de l'école Centrale comparaît mardi devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour "homicide involontaire" après la mort en 2005 d'un de ses camarades, victime d'un coma éthylique lors d'une soirée très arrosée sur le campus. Il encourt jusqu'à 3 ans de prison.

Les faits remontent à  2005, ils se sont déroulés sur le campus de la prestigieuse Ecole Centrale de Paris à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine). Une soirée est organisée par l'association étudiante. Ce soir-là elle distribue des boissons alcoolisées de type vodka qu'elle n'est pourtant pas autorisée à vendre car ne disposant que d'une licence 2. Alexander Thomas, un étudiant en première année âgé de 19 ans, consomme une très grande quantité d'alcool, jusqu'au moment où il s'écroule. Trois autres étudiants le raccompagnent dans sa chambre et le laisse seul sans vérifier son état de santé ni prévenir les secours. Le lendemain à 14h il est retrouvé mort. L'autopsie révèlera un taux d'alcoolémie de 4,17 grammes.
Une plainte sera déposée par la famille de la victime. Selon l'avocat de cette dernière, le directeur de l'école de l'époque et les trois camarades qui ont ramené la victime dans sa chambre auraient aussi dû être poursuivis pour non assistance à personne en danger. Finalement seuls l'association des résidents de Centrale est poursuivie en tant que personne morale et son président encourt jusqu'à 3 ans de prison.
A l'époque l'affaire avait fait grand bruit. Elle fut à l'origine de la loi bachelot qui depuis 2009 interdit les distributions gratuites d'alcool et les opérations dites "open bar". De son côté l'école Centrale a mené sur son campus des actions de prévention et adopté une charte anti-alcool.
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