La condamnation pour “escroquerie” de la Scientologie devient définitive

© Loïc Venance/AFP Photos
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La Cour de cassation a rejeté, mercredi 16 octobre 2013, le pourvoi formé par l'Eglise de scientologie contre sa condamnation en appel pour "escroquerie en bande organisée", ce qui la rend définitive en France.

Par Christian Meyze et AFP

L'organisation va déposer un recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme, mais ce recours n'a pas d'action immédiate.

A l'audience, le 4 septembre dernier, les avocats de la scientologie avaient invoqué une atteinte à la liberté religieuse alors que pour l'avocat général près la Cour de cassation, seules "des infractions à la loi pénale" sont à l'origine de sa condamnation. Le magistrat avait donc préconisé le rejet des pourvois de l'organisation.

Classée en France parmi les sectes par plusieurs rapports parlementaires, l'Eglise de scientologie est considérée comme une religion aux États-Unis et dans quelques pays européens, comme l'Espagne, l'Italie, la Hollande ou la Suède.

La cour d'appel de Paris avait confirmé, le 2 février 2013, la condamnation des deux structures parisiennes de la Scientologie, le Celebrity Centre et sa librairie SEL, à des amendes de respectivement 200.000 et 400.000 euros.
Reprochant aux prévenus d'avoir profité de la vulnérabilité d'anciens adeptes pour leur soutirer de fortes sommes d'argent, la justice avait condamné cinq scientologues.
Parmi eux, Alain Rosenberg, "dirigeant de fait" de la scientologie parisienne, et Sabine Jacquart, une ex-présidente du Celebrity Center, condamnés à deux ans de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende pour escroquerie en bande organisée.

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