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Saint-Ouen (93) : un camp de Roms de plus en plus gênant

A Saint-Ouen, un campement illégal regroupant plusieurs centaines de personnes est installé sur un terrain de Réseau Ferré de France à coté d'une des centrales de chauffage urbain de Paris. L'élu PCF en appelle au ministre de l'Intérieur pour une évacuation rapide.

Par Valentine Ponsy

Depuis le mois de juillet, ce campement illégal n'a cessé de s'étendre. Aujourd'hui 800 personnes vivraient dans ce qui ressemble à un bidonville. Il se situe sur un terrain appartenant à Réseau Ferré de France, à proximité des voies de chemin de fer et d'une centrale de chauffage urbain de Paris.
Dès l'arrivée de ses familles Roms, Jacqueline Rouillon, maire Front de Gauche de cette commune de Seine-Saint-Denis, a alerté les pouvoirs publics. Le 16 juillet elle a saisi le préfet. RFF comme la SNCF, propriétaires des parcelles, ont saisi la justice pour procéder à l'évacuation du campement. Le 12 octobre le tribunal de grande instance de Bobigny a ordonné l'évacuation de ce camp dans un délai de deux mois.
Pourtant l'élue a renouvelé ses appels jusqu'à cette réunion qui doit se tenir à la préfecture de Seine-Saint-Denis ce mardi 12 novembre.

L'alerte a été relayée par la Compagnie parisienne de chauffage urbaine (CPCU). Aujourd'hui elle a renoncé à emprunter les voies ferrées pour transporter le charbon destiné au chauffage de 700 000 parisiens et de tous les hôpitaux de Paris. L'acheminement est assuré par camion. Pourtant malgré les arguments alarmistes avancés par l'entreprise, en aucun cas les Parisiens ne devraient souffrir cet hiver de cette occupation.

Cette installation pose d'évident problèmes de sécurité, en premier lieu pour les familles installées le long des voies ferrées.
Mais les articles publiés par nos confrères du Figaro, du Monde et du Parisien relèvent les autres raisons qui poussent les différentes parties concernées dans ce dossier à accelérer le départ de ses familles Roms. L'approche des élections municipales et le vaste projet immobilier de l'écoquartier des Docks peuvent aussi expliquer l'empressement de Jacqueline Rouillon. La municipalité avance aussi qu'elle a déjà mené un projet d'insertion et que les efforts en la matière doivent être partagés.
La CPCU, envisage, elle, de construire sur les terrains occupés une nouvelle centrale de production de chaleur alimentée par la biomasse.

Dernier coup d'éclat, le 29 octobre elle s'est adressée au ministre de l'Intérieur pour que la décision de justice soit bel et bien appliquée et que l'Etat assume pleinement ses responsabilités sur cette question.
La réunion prévue à la préfecture à laquelle seules les associations de défense des Roms n'ont pas été conviées doit établir un diagnostic social. 



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