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Sévère défaite en Coupe d'Europe pour le Racing Métro face aux Harlequins

Le Racing-Métro, humilié par les Harlequins (8-32) samedi à Nantes dans la poule 4 très relevée de la Coupe d'Europe, a très fortement hypothéqué ses chances de qualification pour les quarts de finale de la compétition.
© JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
8 à 32 : le score fut sans appel pour le  Racing Métro 92, opposé ce samedi 7 décembre 2013 aux Harlequins londonniens. Les Franciliens, qui occupaient la tête de leur groupe en compagnie des Scarlets avant cette 3e journée, se retrouvent relégués à quatre longueurs de Clermont, vainqueur plus tôt avec bonus offensif des Gallois. Ils devront au moins s'imposer dimanche prochain à Londres face aux Quins pour espérer voir les quarts de finale de la Coupe d'Europe pour la première fois de leur histoire.

Mais dans cette compétition où une défaite à domicile est souvent rédhibitoire, qui plus est dans cette poule relevée, cela pourrait ne pas être une condition suffisante. Surtout, l'écart de niveau affiché constaté à Nantes avec les Anglais, jusqu'ici privés de victoire dans la compétition et pour qui ce succès, même avec bonus offensif, pourrait être vain dans l'optique des quarts, rend assez improbable un retournement de situation dimanche prochain.

Dans un stade de La Beaujoire où ils avaient déjà perdu la saison dernière, face aux Saracens (28-37), les Ciel et Blanc ont été dépassés d'entrée de jeu par le rythme et l'agressivité mises par les Harlequins, emmenés par le capitaine de l'Angleterre Chris Robshaw et d'autres internationaux du XV de la Rose (Brown, Care, Marler). Avec leur recrue galloise Mike Phillips sur le banc au coup d'envoi, ils étaient ainsi menés 17 à 0 au bout d'une demi-heure à la suite notamment des essais de l'ouvreur Nick Evans, d'une percée plein centre (17), et du 3e ligne Nick Easter qui, lancé à cinq mètres de la ligne d'en-but, a de nouveau échappé aux plaquages franciliens pour aller marquer en force (30).

Ils en ont encaissé encore deux autres, par Charlie Walker dès le retour des vestiaires (45), puis par Karl Dickson au ras d'un regroupement (72), donnant à la victoire anglaise des allures de correction, à peine atténuée par l'essai de Bernard Le Roux sur un groupé pénétrant à la suite d'une pénaltouche (58).
Une déroute qui arrive deux semaines après celle subie à Clermont (14-47) en Top 14, où les Racingmen sont irréguliers (8e), et qui pose question vu les ambitions du président Jacky Lorenzetti, qui a effectué à l'intersaison un recrutement important et fait venir le duo d'entraîneur Labit-Travers.
Une défaite qui pousse le Racing à renoncer au Stade de France
Le Racing-Métro a annoncé dimanche que le match de la 15e journée de Top 14 face à Toulon, le 29 décembre 2013,  ne se jouera pas, comme initialement prévu, au Stade de France mais sera relocalisé dans son stade Yves-du-Manoir de Colombes (Hauts-de-Seine).
"Au vu du résultat contre les Harlequins samedi (défaite 32-8 en Coupe d'Europe), force est de constater que nous ne faisons pas partie des grands. Le Stade de France étant réservé aux grandes équipes, nous n'y avons donc pas notre place", explique le club dans un communiqué. "Aussi le Racing-Métro a décidé d'annuler le match contre Toulon qui devait s'y dérouler le 29 décembre pour le jouer à Colombes, notre enceinte historique, où nous souhaitons nous ressourcer", ajoute-t-il.

Le club des Hauts-de-Seine éprouvait aussi de grandes difficultés à vendre des places pour ce match programmé en pleines vacances de Noël.
Sa première délocalisation de la saison au Stade de France pour le derby face au Stade Français n'avait accueilli que 32.000 spectateurs, alors que l'enceinte dyonisienne peut en accueillir 80.000.
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