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L'héritage de la princesse Soraya légué à trois associations françaises

Trois associations caritatives françaises vont se partager 4,5 millions d'euros légués par la "Reine triste", la princesse Soraya Esfandiary Bakhtiary, deuxième épouse du Chah d'Iran, décédée à Paris en 2001.
La princesse Soraya, seconde épouse du dernier chah d’Iran Mohammad Reza Pahlavi, décédée en 2001 à Paris, n’avait pas fini de faire parler d’elle. Mercredi 16 juillet, le tribunal de grande instance de Cologne a reconnu les demandes formulées par la princesse sur son testament.

En outre, dans un testament rédigé en 1991, Soraya Esfandiary Bakhtiary avait choisi la Croix-Rouge française, l'Association des paralysés de France et la Société protectrice des animaux (SPA) comme légataires, au cas où son frère Bijan Esfandiary viendrait à mourir sans laisser d'héritiers. Celle qui fut la deuxième femme du Chah d'Iran avait souhaité, dans cette hypothèse, que les biens qu'elle possédait en France, principalement des bijoux et le contenu de son domicile parisien, soient vendus aux enchères afin que l'argent récolté soit partagé à parts égales entre ces associations.

Ces biens ont été estimés à 4,5 millions d’euros. Un trésor qui n’est pas passé inaperçu auprès des proches du petit frère décédé pendant les obsèques de Soraya. Les trois associations déposent plainte en décembre 2013 contre ceux-ci. Elles obtiennent gain de cause auprès du tribunal allemand compte tenu du fait que "son frère ne s'est jamais marié et par conséquent n'a eu aucun enfant légitime au sens du droit allemand". Pas d’enfant légitime, et donc pas d’héritage. 

Une princesse à Paris

Née en 1932 à Ispahan, Soraya Esfandiary est l'aînée et la seule fille de Khalil Esfandiary, un notable proche du gouvernement et de la diplomatie iranienne. Soraya n’a que 18 ans quand elle est envoyée en Suisse et à Londres pour poursuivre ses études. Elle est alors présentée au chah d'Iran récemment divorcé. C'est le coup de foudre. Le couple se marie l’année suivante. Elle a alors 19 ans.

Cependant, le conte de fées ne dure pas. Quelques années après le mariage, le chah décide de prendre une seconde épouse sur proposition du conseil des sages inquiet que Soraya ne donne jamais d’héritier. Soraya ne peut se résoudre à accepter l’idée. Le divorce est prononcé en 1958 pour raison d’Etat. Reine déchue, elle prend le titre princesse et retourne en Europe pour devenir actrice.

Devenue icône de la jet-set européenne après un séjour à Rome, Soraya est une habituée des soirées mondaines de Paris, où elle est installée. "La reine triste", célèbre pour sa beauté, fait beaucoup parler d’elle. Nombreuses sont les rumeurs de liaisons la concernant. Elle ne se remarie pourtant jamais. En 1991, la princesse publie son autobiographie, intitulée "Le Palais des solitudes". Elle décède dix ans plus tard, dans son appartement parisien, à l’âge de 69 ans.
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