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Vigipirate épuise les CRS qui "se font porter pâles" pour alerter

Les hommes de trois compagnies de CRS se sont mis collectivement en arrêt maladie afin d'attirer l'attention sur les effets du plan Vigipirate qui les "épuise".
Depuis la semaine dernière trois compagnies de CRS (80 policiers par compagnie) sont concernées par ce mouvement. Ce n'est pas une première chez ces spécialistes du maintien de l'ordre. C'est un moyen, déjà utilisé dans le passé, de manifester leur mécontentement.

Selon Nicolas Comte, responsable d'Unité police SGP-FO (second syndicat de gardiens de la paix et de CRS), il y a un "ras-le-bol" chez les CRS sur "l'emploi très tendu des effectifs" en raison de Vigipirate.
Ils se disent "épuisés", selon lui, et "inquiets sur les possibilités de tenir à long et moyen terme à ce rythme". "Il faut donner des signaux, ouvrir des négociations", argumente le syndicaliste. Elles ont été entamées la semaine dernière selon lui. Il ajoute "On a tapé sur les repos et la formation, les CRS n'en peuvent plus".

Les niveaux actuels du plan Vigipirate, "alerte attentats" pour l'Ile-de-France et les Alpes-Maritimes et "vigilance renforcée" pour le reste de la France, ont
déjà été prolongés jusqu'au 10 avril et le seront pour plusieurs mois.

Depuis les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, 10.500 militaires protègent 830 "sites sensibles" en France dont 310 en Ile-de-France.
Un millier de CRS en moyenne sont mobilisés chaque jour.

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