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Une Gambienne prend le départ du marathon, pour défendre l'accès à l'eau

Pour rappeler que l'accès à l'eau est difficile en Afrique, Siabatou Sanneh a pris le départ du marathon de Paris avec un bidon d'eau sur la tête.

© THOMAS SAMSON / AFP
Le dossard n°64173 accroché à sa tenue traditionnelle, Siabatou Sanneh, Gambienne d'une quarantaine d'années, a pris dimanche le départ du marathon de Paris, marchant avec un bidon sur la tête pour sensibiliser l'opinion aux kilomètres parcourus en Afrique pour chercher de l'eau.

© Thomas Samson AFP

"Chaque jour, on va chercher de l'eau et c'est très loin", expliquait-elle avant la course à l'AFP, avec l'aide d'une traductrice. Cette femme longiligne a accepté de quitter pour la première fois son pays et de se glisser au milieu des quelque 54.000 coureurs du marathon pour "s'aider elle-même, aider sa famille et son village". "Qu'on les aide à avoir de l'eau", exhorte-elle, "les Africains sont fatigués".

Cette participation symbolique intervient alors que s'ouvre dimanche à Daegu, en Corée du sud, le 7e forum mondial de l'eau, est orchestrée par l'ONG britannique Water for Africa qui lance une campagne de collecte de fonds (www.themarathonwalker.com) pour financer des pompes à eau à Bullenghat, où vit Siabatou Sanneh, et dans d'autres villages.

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