Algériens retenus à Roissy : le tribunal administratif de Paris donne raison à Air Algérie

L'instance judiciaire a considéré que le refus d’embarquer 25 citoyens algérien sur un vol à destination d'Alger résultait de la décision des autorités algériennes de fermer les frontières du pays. Les voyageurs sont bloqués à l'aéroport de Roissy.

Les pistes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, au nord de Paris. Stéphane de Sakutin, AFP (archives)
Les pistes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, au nord de Paris. Stéphane de Sakutin, AFP (archives)

Depuis un mois, 25 voyageurs algériens sont bloqués dans le terminal 2E de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Les avocats des passagers avaient saisi en urgence le tribunal administratif de Paris en référé pour demander à la compagnie aérienne Air Algérie de rapatrier les passagers jusqu'à Alger, leur destination finale. "Ces personnes sont en train de vivre un véritable calvaire", expliquait vendredi l’un des avocats, Me Alexandre André. Ils n’ont cependant pas obtenu gain de cause dans cette affaire.

Selon les informations du Monde, la requête a été rejetée par le tribunal, celui-ci considérant entre autres que le refus d’embarquer opposée par la compagnie aérienne résultait de la décision des autorités algériennes de fermer les frontières.

 

Hommes, femmes, enfants, personnes âgées

Arrivés depuis Londres à bord d’un avion d’Air Algérie pour une escale à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, ces voyageurs s'étaient vus refuser le retour dans leur pays, bien qu’ils disposent tous d’un test PCR négatif. Les voyageurs, parmi lesquels se trouvent des enfants en bas âge et des personnes âgées, patientent dans une salle transitoire de l’aéroport où ils dorment parfois à même le sol.

L’Algérie a fermé ses frontières le 1er mars en raison de la crise sanitaire et suspendu les vols de rapatriement à destination d'Alger, à l'exception de motifs impérieux. Le risque de blocage aurait été notifié aux passagers avant leur départ de Londres selon un communiqué de l'ambassade d'Algérie en France, ce que réfutent les passagers.

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