Cet article date de plus de 5 ans

Arnaques du dépannage à domicile : comment les esquiver ?

Absence de devis, prix excessifs, travail mal fait, ce sont au total 8.845 plaintes de consommateurs dans le secteur des services d'entretien, réparation et installation qui ont été enregistrées en 2014. Découvrez les réflexes à avoir pour ne pas se faire avoir !
© BENELUXPIX/MA/XPPP
8.845 plaintes enregistrées suite à une intervention tout sauf satisfaisante de la part d'un réparateur ou dépanneur, c'est le chiffre enregistré pour 2014 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).  
Selon cet organisme, près de six dépanneurs sur dix ne respecteraient pas la loi, un chiffre émis après leur dernière campagne de contrôle qui découvrit des anomalies dans 57.66% des 555 établissements visités.

Comment ne pas se faire avoir ?

Pour ne pas se faire avoir, le plus efficace reste de connaître ses droits et rester vigilant. Car ces "petites" arnaques sont en fait souvent des préjudices qui s'élèvent à plusieurs milliers d'euros.
Voici donc les éléments à avoir en tête lorsque vous contactez un professionnel :

# Tarifs et devis

Au-delà de 150€, l'entreprise a l'obligation de fournir un devis. Et le client a le droit d'en demander un pour n'importe quel montant. Le devis doit afficher le coût horaire de la main d'oeuvre, celui des fournitures et les frais de déplacement.
La seule circonstance dans laquelle l'obligation de devis préalable est suspendue est en cas d'urgence absolue. Méfiance donc envers des prix peu clairs, des tarifs incomplets et peu lisibles, aussi bien qu'envers une réticence à fournir un devis

# Savoir à qui on s'adresse

C'est encore la meilleure solution pour éviter les mauvaises surprises. En se renseignant sur les dépanneurs présents dans son quartier, en consultant la Fédération française du bâtiment (FFB) ou la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), ou encore en demandant à son assureur des coordonnées de professionnels.

# Gare aux publicités déguisées !

Les prospectus que l'on retrouve dans les boîte aux lettres qui revêtent souvent une apparence "officielle" sont souvent trompeurs. Ils comportent régulièrement des mentions erronées ou bien glissent discrètement des numéros d'entreprises bien précises au milieu d'une fiche intitulée "Numéros utiles" comportant par exemple le Samu et les pompiers.

# Comment contester ?

Il est également conseillé de rester vigilant pendant l'intervention, et de refuser par exemple un changement complet et coûteux d'une pièce après un temps d'examen inférieur à dix secondes. Lorsque le travail est simplement mal fait, la riposte est relativement simple. Dans les cas plus compliqués où un professionnel profiterait d'une situation d'urgence pour procéder à des prestations abusives ou non-voulues, cela constitue en revanche un abus de faiblesse, réprimé par la loi. On peut à ce moment là saisir la Répression des fraudes ainsi que porter plainte auprès d'un commissariat ou du procureur de la république.
Il est également conseillé d'envoyer un courrier auquel l'on joint la facture à la Direction départementale de la protection des populations (DDPP). Lorsque celle-ci a collecté suffisamment de plaintes, elle peut engager des procédures judiciaires à la suite desquelles vous pourriez éventuellement toucher des dommages et intérêts.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
consommation économie affichage publicitaire société