Covid. Autotests disponibles en pharmacie : quand faut-il les utiliser ?

À partir de ce lundi, les autotests sont disponibles en pharmacie. Cette nouvelle méthode de test et de dépistage de la Covid  est réservée aux plus de 15 ans symptomatiques et qui ne sont pas cas contact. 

Le résultat d'un autotest en Grèce
Le résultat d'un autotest en Grèce © Louisa GOULIAMAKI / AFP

Le Ministère des Solidarités et de la Santé a donné son feu vert pour la mise en vente dès ce lundi 12 avril aux autotests de dépistage de la Covid-19 en pharmacie. Ils sont vendus par boîte de cinq, soit 30 euros la boîte (6 euros l'unité). À travers le déploiement des autotests, la Haute Autorité de Santé entend toucher "les populations éloignées du système de soins".

En mars dernier, l'épidémiologiste Martin Blachier nous avait confié: "C'est une boîte de tests que vous aurez dans votre armoire à pharmacie, sous votre lavabo ". Il avait néanmoins rappelé l'importance d'une exécution du test à l'aide d'une notice et d'une vidéo technique.   

Comment ça marche ? 

L'autotest se réalise grâce à un écouvillon qu'il faut enfoncer de trois centimètres à l'intérieur des deux narines. Après avoir tourné le coton-tige cinq fois contre ses parois nasales, le patient doit ensuite tremper l'écouvillon dans un réactif – qui détecte la présence du virus de la Covid-19 – avant de déposer quelques gouttes sur la barrette de résultat. Le résultat devrait apparaître en 15 ou 20 minutes, à la manière d'un test de grossesse. 

Si l'autotest ressemble à un test PCR, dans la mesure où il s'agit d'un test nasal, le prélèvement effectué en laboratoire se faire dans le pharynx, au bout de votre conduit nasal. 

Quand avoir recours à l'autotest ?

La HAS recommande le recours à un autotest antigénique pour les patients symptomatiques de plus de 15 ans, jusqu’à 4 jours après apparition des symptômes. L'autotest est à effectuer que lorsqu’un test nasopharyngé est difficile ou impossible. 

Chez les personnes asymptomatiques, la HAS met en garde sur l’aspect complètement autonome de l’autotest antigénique et ne préconise son utilisation que dans deux cas précis : il peut être effectué sur indication médicale  "dans le cadre d’un dépistage imtératif ciblé à large échelle" ou bien dans le cadre d’une utilisation restreinte à la sphère privée, par exemple avant une rencontre avec des proches. Dans ce cas, le test doit être réalisé le jour même ou à défaut la veille de la visite.

Si vous êtes cas contact, il est recommandé d'effectuer un test en laboratoire, afin que la sécurité sociale en soit informé. Ceci pour permettre un meilleur traçage et suivi des personnes infectées. 

 

Un test à utiliser en complément des autres
 

Étant donné l’aspect auto-administré de l’autotest antigénique, la HAS précise qu'en cas de résultat positif, son utilisation doit être completée d’une confirmation par un test PCR notamment afin de détecter la possible présence de variants. En effet, la Haute Autorité de Santé précise que le déploiement des autotests n’est pertinent que s’ils répondent à des critères minimaux d’exigence "afin de ne pas rassurer à tort des personnes qui seraient porteuses du virus"

Enfin, pour un retour de l’étranger, le Ministère des Solidarités et de la Santé rappelle que le recours à un test PCR est obligatoire. Celui-ci fournit des résultats à partir de 2 à 4 jours. La Haute Autorité de Santé rapporte une efficacité clinique de de l'ordre de 80 à 95% chez les personnes asymptomatiques et de 50 à 60% chez les personnes asymptomatiques pour les autotests. La HAS recommande donc le recours à d’autres tests en complément des autotests, car l’efficacité clinique de ceux-ci fait encore l’objet de nombreuses études et analyses exhaustives. 

De plus, le communiqué relatif aux autotests rappelle que l'interprétation et la bonne réalisation de l'autotest n'est pas garantie en l'absence d'un professionnel de santé.   

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