Coronavirus : Claude Goasguen, élu LR et ancien maire du XVIe, est mort à 75 ans

Claude Goasguen, ancien maire emblématique du XVIe arrondissement, député et conseiller de Paris, s’est éteint ce jeudi matin. L’ancien ministre, sous le présidence de Jacques Chirac, est décédé des suites du Covid-19 à Issy-les-Moulineaux. 
 

Claude Goasguen à l'Assemblée Nationale le 17 février 2020
Claude Goasguen à l'Assemblée Nationale le 17 février 2020 © IP3 PRESS/MAXPPP

Il avait été contaminé au début de l’épidémie de Covid-19. Le 24 mars dernier Claude Goasguen avait été hospitalisé à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) à l’hôpital Corentin-Celton. Ce jour-là encore, il avait posté un message sur les réseaux sociaux. Un appel à la mobilisation pour aider les personnes isolées, en plein confinement. Un mot qui témoignait une fois de plus, de son engagement politique et social.
 

Placé plusieurs fois en coma artificiel, le député LR est décédé jeudi matin d'une crise cardiaque, alors qu'il se remettait tout juste du Covid-19. Une information confirmée par la famille, qui a souligné dans un communiqué : "Claude Goasguen était un homme engagé, qui n'a eu de cesse de donner corps aux idées de la droite et s'est investi avec coeur et conviction dans la lutte contre l'antisémitisme et dans la défense des chrétiens d'Orient".

Élu pendant plus de 20 ans

Figure de la droite parisienne, ancien ministre, ancien maire, député, conseiller de Paris, Claude Goasguen a endossé plusieurs casquettes au cours de sa carrière.

Né à Toulon à la fin de la guerre, il arrive à Paris à l’adolescence. Docteur en droit à l’Université Panthéon-Assas Paris II, il rejoint en 1986 le cabinet du ministre de l’Éducation nationale René Monory, en tant que conseiller technique chargé des relations avec le monde de l’entreprise et de la formation professionnelle. D’abord centriste, il est membre du Centre des démocrates sociaux, de l’UDF et de Démocratie libérale, il finit par rallier l’UMP, en 2002.

Élu conseiller de Paris depuis 1983, il devient adjoint aux affaires étrangères du maire de Paris Jacques Chirac entre 1989 et 1995, avant de rejoindre cette même année le ministère de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Citoyenneté dans le premier gouvernement d'Alain Juppé. Ministre éphemère pendant seulement cinq mois, il est déterminé à rester en politique et  est élu à l’Assemblée en 1997. Une première élection qui sera suivi de quatre autres. Claude Goasguen aura été député sans discontinuité pendant 23 ans.

Les hommages se succèdent

Parallèlement, à partir de 2008 il devient maire du XVIe arrondissement de Paris. Confronté au non-cumul des mandats, Claude Goasguen choisit en avril 2017 l'Assemblée nationale plutôt que la mairie.

Aujourd’hui la droite française perd "un combattant, une homme de conviction, une homme d’état. En politique nous perdons quelqu’un d’important et moi je perds un ami", regrette avec tristesse Jean Tiberi, dont Claude Goasgen avait été l’adjoint à la mairie de Paris. "Il va manquer à Paris et aux Republicains. C’est une perte politique".

Sur les réseaux sociaux les hommages se succèdent. Christian Jacob, président de Les Républicains, se souvient d'un "ami de très longue date, un infatigable combattant politique, grand orateur, polémiste, juriste de talent". Le président LREM de l'Assemblée Nationale, Richard Ferrant salue "l'esprit d'un combattant aux fortes convictions qui nous quitte".  

Dans un communiqué, le groupe LR au Conseil de Paris affirme que Claude Goasguen "incarnait l'engagement politique de la parisien dans sa dimension la plus noble, avec un profond sens de l'Etat. Mais Claude Goasguen, c'était surtout une liberté d'esprit aussi talentueuse qu'érudite, un humour sans pareil, une immense hauteur de vue ainsi qu'une expérience si précieuse de la politique et des grands enjeux de la Capitale qu'il affectionnait tant". Le député LR Guillaume Larrivé parle d'un "Cyrano" sur Twitter. 
 
Le maire du XVe, Philippe Goujon, regrette "un ami cher et un frère d’armes combatif, chaleureux et authentique, qui a dédié sa vie à la France et aux Parisiens". Même émotion du côté de François Bayrou.
 

En novembre dernier Claude Goasguen était devenu conseiller politique de Rachida Dati lors de sa campagne pour les municipales. La maire du VIIe a réagit en début d'après-midi dans un communiqué. La candidate à la mairie de Paris s'est dit : "Bouleversée par le décès de mon ami Claude Goasguen dont je retiendrai la culture, le caractère et l'engagement. Tout dans sa vie était passion. Toutes mes pensées vont à sa famille." 
Claude Goasguen, s'était rapproché de la candidate LR, déterminé à battre Anne Hidalgo aux municipales.
 

De son côté la maire de Paris a reconnu sur Twitter:  "Nous étions rarement d’accord, mais j’avais pour lui un profond respect. J’aimais son humour et sa forte personnalité. Aujourd’hui mes pensées émues vont à sa famille et à ses proches". La date des obsèques sera annoncée dans les prochains jours. 


 
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