Avec un cumul de bouchons exceptionnel, la circulation différenciée est-elle vraiment efficace ?

Ce mercredi matin, on comptait 375 km de bouchons vers 8h dans la région, soit un niveau exceptionnel d’embouteillages d’après les moyennes de Sytadin. De quoi douter de l’efficacité du dispositif de circulation différenciée, en plein pic de pollution.
La circulation différenciée concerne Paris intra-muros et la petite couronne (illustration).
La circulation différenciée concerne Paris intra-muros et la petite couronne (illustration). © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Comment faire face efficacement à la pollution atmosphérique à l’ozone ? Alors que la préfecture de police a mis en place la circulation différenciée à Paris et dans le périmètre à l’intérieur de l’A86, le trafic reste très chargé ce mercredi en Île-de-France. Le cumul d’embouteillages a en effet, la plupart de la matinée, oscillé entre un niveau exceptionnel et inhabituel.

D’après Sytadin, on comptait peu après 8h un total de 375 km de bouchons. A cette heure-là, le cumul habituel moyen est fixé autour de 300 km. Théoriquement, plus de la moitié des voitures en Île-de-France sont censées rester au garage, seuls les véhicules électriques ou avec des vignettes Crit'Air 1 et 2 étant autorisés à circuler. De quoi, forcément, poser la question de l’efficacité du dispositif, et notamment du peu de contrôles effectués dans le périmètre concerné.
 
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