Economie : comment les villes des Yvelines et du Val d'Oise dynamisent leur centre-ville

Jouy-Le-Moutier (Cergy-Pontoise) et Bezons construisent de nouveaux centres-villes pour remplacer les anciens. Pour se dynamiser, Poissy, dans les Yvelines, mise sur quelques projets subventionnés par l'Etat. Le "Plan national coeur de ville" prévoit 5 milliards d'euros pour 222 communes.

Jouy-le-Moutier, 16 000 habitants, n'a pas vraiment de centre-ville. Pour trouver le boucher, il faut demander plusieurs fois son chemin. Les commerces, ici, sont presque cachés. Pas étonnant que la plupart ait mis la clé sous la porte. A côté de la boulangerie, le boucher Bruno Poilvé ne tient que grâce au bouche à oreille et à la qualité de sa marchandise, en provenance directe de son élevage en Normandie. 

Ici, tous les commerces ont fermé.
C'est dur pour ceux qui restent.
 

Seul espoir pour les commerces : un nouveau centre-ville


Courant janvier, Bruno Poilvé va emménager dans sa nouvelle boutique, quelques centaines de mètres plus loin. Entouré d'une dizaine d'autres commerçants.

En projet depuis 10 ans, en travaux depuis 2 ans, Jouy-le-Moutier se construit un centre-ville flambant neuf, avec 500 logements et 20 commerces. 

"Au moment de la construction de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, il y a 50 ans, on n'avait pas imaginé que les commerces devaient être accessibles en voiture. tout était piéton. Aujourd'hui, la plupart de nos habitants font leurs courses ailleurs. Nous voulons que cela change" explique le maire Jean-Christophe Veyrine.

Il a vendu à un promoteur immobilier des terrains sportifs, reconstruits un peu plus loin. Et autorisé plus de 2 ans de chantier. La nouvelle place du village est presque terminée.
Les 1ers commerces vont bientôt ouvrir : boucher bien sûr, mais aussi boulanger, magasin bio, restaurants. Des coquilles commerciales sont encore disponibles.

"Le but, c'est que les Jocassiens vivent dans leur ville. explique le Jean-Christophe Veyrine, fier d'être un maire bâtisseur. Que nous ne soyons pas une cité dortoir, mais une commune où il fait bon vivre."

Je suis certain que cette nouvelle place, avec ses cafés et ses commerces va être pleine de vie.  


Même espoir à Bezons. L'un des derniers bastions communiste d'Ile de France a engagé sa mue il y a quelques années : elle accueille dans de magnifiques immeubles en verre le siège du géant de l'informatique Atos. Grâce au nouveau tramway, la Défense n'est qu'à 5 mn de la mairie. Mais le centre-ville, viellissant, n'a rien d'attirant. Quelques boutiques sombres, des rideaux baissés. Rien ne donne envie de flâner à Bezons.

 

Des travaux à 100 millions d'euros



Où peut-on prendre un verre le samedi soir ou manger une glace à Bezons ? Nulle part !



Cette reflexion d'un Bezonnais a beaucoup fait réfléchir le maire Dominique Lesparre, très pragmatique. Il a décidé de vendre le stade et des parkings au pied de la mairie à un aménageur. Lequel a revendu à un promoteur. Bilan : les 100 millions d'euros de travaux sont payés par l'opérateur privé qui en 3 ans va construire 700 logements et 40 commerces, sans oublier quelques services publics comme une nouvelle crèche municipale. 
 


"Dans 3 ans, les Bezonnais pourront aller au cinéma, au restaurant et faire leur courses, sans quitter la ville", assure  Dominique Lesparre. Une fois ce chantier pharaonique terminé, l'édile espère attirer une population plus aisée, ravie de se loger à quelques stations de tramway de la Défense. 
 


5 milliards d'euros pour 222 communes 


 A Poissy, dans les Yvelines, pas besoin de chantier d’envergure mais la ville veut rester dynamique. Elle profite donc du programme national "Action cœur de ville" pour cofinancer quelques projets. 
 

Poissy fait partie des 222 communes françaises choisies pour bénéficier du "Plan national coeur de ville qui permet de subventionner quelques projets dyanmisants. Karl Olive, maire LR de Poissy, se félicite de voir son projet de maison citoyenne - espace de concertation et d’innovation locale - subventionné à 80% par l'Etat. Pour le projet de passerelle au dessus de la Seine entre sa commune et la voisine d'en face, Carrière-sous-Poissy, l'Etat sera moins généreux. Mais cette aide sera tout de même un coup de pouce bienvenue.

L'Etat nous donne un coup d'accélérateur
 

Le 17 décembre 2018, la ville de Poissy tweetait sur son projet Action coeur de ville

En Ile de France, une vingtaine de villes peuvent demander à l'Etat une subvention pour dynamiser leur centre-ville. Gonesse, dans le Val d'Oise, en fait partie.
 

En France, elles sont 222 : 
 

Au total, l'Etat a prévu une enveloppe de 5 milliards d'Euros pour co-financer des projets de redynamisation des centres-villes.
 
Les communes franciliennes bénéficiant du "Plan national cœur de ville" 
Seine-et-Marne : Avon/Fontainebleau, Coulommiers, Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne, Nemours 

Yvelines : Les Mureaux, Mantes-la-Jolie/Limay, Poissy, Rambouillet, Sartrouville, Trappes 

Essonne : Arpajon, Corbeilles-Essonne, Etampes, Evry, Saint-Michel-sur-Orge 

Val d'Oise : Gonesse, Persan-Beaumont-sur-Oise 
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