Effectifs de sécurité renforcés, caméras piétons… Pécresse veut “reconquérir” les transports franciliens

La police dans le métro parisien, en avril 2014 (illustration). / © ALAIN JOCARD / AFP
La police dans le métro parisien, en avril 2014 (illustration). / © ALAIN JOCARD / AFP

La présidente d’Île-de-France Mobilités a annoncé des mesures censées renforcer la sécurité dans le métro, le RER et le bus en région parisienne, face à l’explosion des chiffres des vols.

Par France 3 PIDF / AFP

« En un an, les vols dans le métro ont augmenté de 60 %, ce n'est pas acceptable ». Tout en dénonçant l’explosion des chiffres, Valérie Pécresse (ex-Les Républicains, Libres) a expliqué ce lundi avoir « pris la mesure du problème » lors d'un déplacement dans le métro, à la rencontre des agents de prévention et de sécurité. Effectifs de sécurité réévalués, généralisation des caméras piétons, interdiction du métro aux délinquants multirécidivistes… La présidente d’IDF Mobilités a ainsi présenté une série de mesures censées « reconquérir le territoire » des transports franciliens.
« Nous avons décidé de financer le recrutement de 785 personnes supplémentaires pour assurer la médiation et la sécurité sur l'ensemble du réseau métro, train, RER et bus », a annoncé la présidente de Région, en référence au plan de recrutement 2016-2020. Valérie Pécresse a aussi accusé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner d'avoir dans le même temps réduit de 350 hommes les effectifs de la police nationale des transports sur le réseau francilien : « Je ne peux pas accepter que le contribuable régional paye pour la défaillance de l'État ».

« Pour les seuls voleurs à la tire, le nombre d'interpellations a progressé de 104 % »

Dans le détail, la présidente d’IDF Mobilités a annoncé la généralisation des caméras piétons à l'ensemble des patrouilles des forces de sûreté de la RATP (soit 1 000 personnels) avec une extension aux contrôleurs. Une expérimentation, menée depuis 2016 avec 15 caméras, a jusqu’ici été jugée positive. « L'intérêt est de faire baisser la tension, les outrages voire les violences, parce que quand on est filmé, on ne se comporte pas de la même façon », a soutenu l’élue.
Ces caméras s'ajouteront aux 50 000 qui équipent déjà le réseau francilien et servent également dans les enquêtes et procédures judiciaires. « Grâce à la vidéoprotection, on a un taux d'élucidation des affaires très élevé, deux fois supérieur à celles de la rue », a d’ailleurs expliqué Valérie Pécresse. « Pour les seuls voleurs à la tire, le nombre d'interpellations a progressé de 104 % », a d’ailleurs précisé le directeur de la sûreté de la RATP Stéphane Gouaud, présent lors du déplacement ce jeudi.
La présidente de la Région s'est par ailleurs félicitée du vote dans la loi mobilité d'un amendement – dont elle était à l’origine – visant à permettre à la justice de prononcer l'interdiction du réseau de transports à des délinquants multirécidivistes. Un dispositif à l'image de ce qui existe déjà pour les supporters violents dans les stades. L’élue a enfin présenté un renforcement des brigades canines, en précisant que des actions spécifiques viseront les trois grandes stations touchées par les plus fortes hausses d'actes de délinquances : La Défense, Châtelet et Opéra.

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