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Escalader le Mont-Blanc, c'est (virtuellement) possible jusqu'à dimanche à Montmartre !

Jusqu'au dimanche 24 janvier, Google permet aux curieux de "visiter virtuellement le Mont-Blanc" sur les pentes de Montmartre à Paris. Une immersion en réalité virtuelle à 360°.
© Capture d'écran Google Maps
Une "visite virtuelle du Mont-Blanc", c'est ce que propose Google au coeur de Paris jusqu'à dimanche.
Entre la place des Abbesses, près de la station de métro du même nom, et le Relais de la Butte, trois "endroits privatisés" permettront de découvrir le Mont-Blanc en réalité virtuelle ainsi que les coulisses du projet.

L'escalade du Mont(martre) Blanc

De la place des Abbesses au bout de la rue Durantin, trois lieux décorés sur un thème montagnard présentent différentes facettes de l'évènement.
Entre le Café-Tabac, Chez Camille et le Relais de la Butte on peut tester le Cardboard, carton de réalité virtuelle de Google, participer à un petit quiz sur le Mont-Blanc ou encore découvrir avec de multiples tablettes les coulisses de cette virtualisation du sommet des Alpes françaises.
© Pierre-Olivier Chaput/France3ParisIDF

Le Cardboard, un drôle de carton 

Nu, c'est un simple bout de carton plié, avec deux lentilles aux emplacement des yeux. C'est à l'intérieur de cette grosse paire de lunettes que l'on peut fixer un smartphone qui, connecté à internet, permet d'effectuer cette visite virtuelle du Mont-Blanc.
On suit en photo et en vidéo les progressions des différents athlètes à l'assaut du sommet : alpinisme, ski, course et grimpe permettent de voir les différentes faces de la montagne.

Mais l'intérêt du Cardboard, c'est de pouvoir se placer au centre d'une photo à 360° et de tourner la tête dans tous les sens pour admirer les paysages, ou bien d'avancer au rythme des pas des grimpeurs sur la crête enneigée.
L'appareil utilise la même technologie déployée pour Streetview qui rassemble les images de différents appareils en un ensemble cohérent. Pour obtenir ces images, c'est un engin de vingt kilos que les grimpeurs ont porté jusqu'en haut de la montagne.
Le free rider Candide Thovex décrivant son rôle dans le projet d'exploration virtuelle du Mont-Blanc par Google
Le free rider Candide Thovex décrivant son rôle dans le projet d'exploration virtuelle du Mont-Blanc par Google © Pierre-Olivier Chaput/France3ParisIDF

Sur les yeux, ça donne quoi ?

Pour Candide Thovex, free rider qui réalise dans le projet un saut à ski au sommet du Mont-Blanc, "Ça tue !". Il rajoute : "Évidemment, ça n'a rien à voir avec la sensation d'y être réellement, mais c'est très bien fait".
Et effectivement, une fois le Cardboard devant les yeux, on peut marcher le long de la crête au rythme de ses pas et tourner sa tête dans toutes les directions sans décalage temporel.
En faisant toutefois attention à ses gestes car le monde réel ne cesse pas d'exister pour autant et la rue Durantin est elle aussi plutôt raide. 

Là où le bât blesse, c'est au niveau de la qualité de l'image. Avec un smartphone aussi près des yeux et malgré les lentilles qui permettent l'immersion, on distingue largement les pixels sur l'écran dont la définition est bien moins bluffante que la technique qui le fait fonctionner.
Heureusement, la visite virtuelle du Mont-Blanc est également accessible en meilleure définition avec le reste des coulisses du projet et pour tous les internautes sur Google maps.

Accessibilité, tourisme et écologie

Lors de la présentation du projet, Google explique que l'objectif pour l'entreprise est de "rendre accessible à tous" une ascension qui ne l'est en réalité que pour les sportifs chevronnés, avec la présentation de l'histoire de la montagne et la sensibilisation aux enjeux écologiques qui la traverse. Laetitia Roux, ski-alpiniste qui participe au projet, renchérit sur ce dernier point : "le recul des glaciers, ça me touche personnellement".

Pour Sophie Dion, députée LR de Haute-Savoie dans la circonscription du Mont-Blanc, cela constitue "un merveilleux outil pour l'attractivité touristique du territoire", en espérant que les internautes "vont passer du virtuel au réel".
Jean-Marc Peillex, maire de St-Gervais met toutefois en garde les touristes non-préparés : "La montagne, ça se respecte et se mérite".
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