Adolescent battu à mort à Viry-Chatillon : les obsèques tenues dans l'intimité

Seuls la famille et les proches du jeune homme de 15 ans étaient présents pour célébrer sa mémoire ce mardi à la mosquée de Savigny-sur-Orge en Essonne. Il avait été battu à mort par plusieurs personnes la semaine dernière en sortant de son collège.

La famille de l'adolescent avait demandé lundi "que son intimité soit respectée lors de ce moment de recueillement" et qu'aucun média ne soit présent. Dans la matinée, les forces de l'ordre ont installé barrières et rubalises dans la rue qui mène à la mosquée. Quelques policiers surveillaient l'entrée des lieux.

Des dizaines de proches, dont de nombreux adolescents, camarades de Shemseddine sont arrivés à la mosquée en début d'après-midi. Le corbillard est arrivé peu après 14h00 et des fidèles ont tendu draps et tapis afin de cacher la vue du cercueil aux caméras postées devant la mosquée. La cérémonie religieuse a ensuite pris fin peu avant 15h00.

"Un moment de recueillement"

"Les habitants sont dans un moment de recueillement et de soutien de la famille qui en a bien besoin", a déclaré mardi sur France Info le maire centriste de Viry-Châtillon, Jean-Marie Vilain. Une marche blanche sera par ailleurs organisée vendredi après-midi dans les rues de la ville jusqu'au collège. Pour Karim, 16 ans, venu assister à la prière avec des amis, "c'est très grave ce qu'il s'est passé, mais c'est surtout une surprise. On ne voit pas souvent ce genre d'agressions ici", a ajouté cet ancien élève du collège Les Sablons, où était scolarisé Shemseddine.

Quatre jeunes hommes ont été mis en examen pour assassinat dans la nuit de dimanche à lundi après la mort de Shemseddine, roué de coups jeudi dernier devant son collège de Viry-Châtillon pour un différend lié à la sœur de deux d'entre eux, avait annoncé le parquet d'Evry. Deux des mis en cause ont été écroués, deux autres mineurs incarcérés provisoirement avant un débat contradictoire mercredi devant le juge des libertés et de la détention.

Selon les premiers éléments de l'enquête et les déclarations des mis en cause, cités par le procureur d'Evry, les deux frères avaient sommé plusieurs garçons, dont la victime, de cesser leur correspondance avec leur sœur "sur des sujets relatifs à la sexualité, craignant pour sa réputation et celle de leur famille".

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