Coronavirus - Ouverture d'une deuxième morgue temporaire à Wissous dans l'Essonne

Publié le Mis à jour le
Écrit par M.P

Un centre pour recevoir les morts du coronavirus ouvre à Wissous dans l’Essonne. Opérationnel dès samedi, c’est le deuxième funérarium temporaire qui ouvre dans la région après celui de Rungis.

Avec plus de 4 300 morts à l’hôpital dans la région, un deuxième lieu a dû être ouvert ce vendredi pour recevoir les défunts du coronavirus. Opérationnel dès samedi, le nouveau funérarium est situé à Wissous à moins de 10 kilomètres de celui situé dans un hall du marché de Rungis (Val-de-Marne) qui reçoit déjà des défunts depuis le 3 avril. 

 « Face à la tension qui persiste sur la chaîne funéraire et dans le but de conserver dans les conditions les plus dignes les cercueils des défunts (...) le préfet de police et le préfet de l'Essonne ont décidé d'ouvrir un nouveau centre d'accueil à Wissous (Essonne) », a annoncé la préfecture de police de Paris dans un communiqué.

Le lieu réquisitionné a été choisi car il s'agit « d'un bâtiment frigorifique libre de toute occupation et de toute activité», a précisé la préfecture de police. 

Pas d’accueil des familles

Le site de Wissous, aménagé différemment de celui de Rungis ne pourra pas ccueillir les familles. «Les familles qui tiennent néanmoins à passer du temps auprès de leur défunt en cercueil le jour du départ devront faire le choix d'un autre lieu, comme Rungis par exemple qui reste ouvert et opérationnel», a indiqué OGF, opérateur réquisitionné pour la gestion de ce centre. 450 cercueils devraient pouvoir être déposés dans le bâtiment réquisitionné.
«Il s'agit d'un lieu technique qui permet le séjour des défunts en cercueil fermé dans des conditions sanitaires adaptées, entre le moment de la mise en bière et fermeture du cercueil et le jour des obsèques», a précisé OGF.

L'intégralité des frais sera pris en charge par OGF qui avait été sous le feu des critiques pour les frais de gestion facturés à Rungis. La polémique et une intervention du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, l'avait amené à annoncer la prise en charge de ces frais.