Essonne – Multiplication des appels à la démission de Manuel Valls à l'Assemblée

L'ancien Premier ministre Manuel Valls lors d'une manifestation appelée par la "Sociedat Civil Catalana" (Société civile catalane) en faveur de l'unité de l'Espagne, le 18 mars à Barcelone. / © PAU BARRENA / AFP
L'ancien Premier ministre Manuel Valls lors d'une manifestation appelée par la "Sociedat Civil Catalana" (Société civile catalane) en faveur de l'unité de l'Espagne, le 18 mars à Barcelone. / © PAU BARRENA / AFP

Des députés de divers bords politiques ont estimé vendredi 21 septembre que Manuel Valls devrait démissionner de son siège à l'Assemblée nationale s'il était candidat aux élections municipales à Barcelone. Il pourrait officialiser sa candidature mardi.

Par AFP/MT

"C'est un homme cohérent qui a le sens des responsabilités. J'ai donc peu de doute sur sa décision dès lors qu'il aura fait son choix sur la candidature. Il faut lui faire confiance", a affirmé l'ancien conseiller de Manuel Valls, Harold Hauzy, interrogé par l'AFP.

L'ex-Premier ministre avait "porté et défendu la loi sur le non-cumul des mandats dans le quinquennat précédent en tant que ministre de l'Intérieur", a rappelé M. Hauzy, fondateur d'Objet H, cabinet de conseil en stratégie de communication.
 

"Il sait qu'il faudrait qu'il démissionne"

Manuel Valls, qui avait été réélu en 2017 dans sa circonscription d'Evry (Essonne), va annoncer mardi s'il brigue la tête de la deuxième ville d'Espagne. Un suspens qui ne semble pas de mise tant il multiplie les références à Barcelone sur Twitter.
"Il est plus correct vis-à-vis des électeurs qu'il démissionne dès sa déclaration de candidature", a affirmé auprès de l'AFP la députée PS Cécile Untermaier, dans le sillage de la présidente des élus socialistes à l'Assemblée nationale, Valérie Rabault.

"On ne peut pas être élu de la République française et en même temps mener une campagne à Barcelone", avait estimé cette dernière dimanche sur France 3.

Même constat pour Marie Lebec, députée de la majorité LREM que Manuel Valls avait rejointe en juin 2017 après avoir quitté le PS. "Il sait qu'il faudrait qu'il démissionne. On en avait discuté et il m'avait dit qu'il n'y allait pas pour perdre, donc lui-même sait qu'il prendra cette décision" de quitter l'Assemblée, a expliqué Mme Lebec à l'AFP.
 

Des législatives partielles ?

"S'il est bien candidat, il est indispensable sur le plan démocratique qu'il annonce aussi sa démission de ses fonctions de député et d'élu municipal d'Evry et que des élections législatives soient convoquées", a tweeté le député LFI Alexis Corbière.
"Cela fait depuis avril qu'il réfléchit à sa candidature à Barcelone. Cette situation n'a que trop duré. C'est une situation intenable!", a dit à l'AFP l'ex-rivale de Manuel Valls aux élections législatives, Farida Amrani (LFI), dont la pétition pour réclamer la démission de l'ex-Premier ministre a recueilli 11.500 signatures.

La démission de M. Valls devrait logiquement entraîner une législative partielle. Le chef de file des députés Insoumis Jean-Luc Mélenchon a cependant accusé vendredi soir sur Twitter la "macronie" de "magouille(r)" pour l'éviter.

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