Meurtres dans l'Essonne : la panique s'installe

L'auteur présumé de quatre meurtres perpétrés dans l'Essonne est toujours recherché. La population s'inquiète.

Par Olivier Couvreur, avec AFP

Depuis le 06 avril, un dispositif de surveillance renforcée est en place dans le département de l'Essonne, théâtre d'une série de quatre meurtres commis avec la même arme entre le 27 novembre et le 5 avril. Mais malgré la présence des policiers, les habitants vivent dans la peur d'un nouveau drame.

"Le dispositif annoncé par le préfet est maintenu. Il n'est pas prévu qu'il soit levé. Tant qu'on n'a pas de nouveau, les effectifs restent mobilisés sur le terrain". La préfecture de l'Essonne veut rassurer.

Le préfet Michel Fuzeau avait annoncé au début du week-end que "plusieurs centaines" de membres des forces de l'ordre étaient mobilisés, avec pour objectif principal "de contrôler les comportements suspects".

Le représentant de l'Etat avait également annoncé des "contrôles routiers et des contrôles d'identité", ainsi que "des interventions pour répondre aux alertes données par la population".

"Les effectifs sur le terrain font des contrôles, des vérifications, de la surveillance et du travail de fond sur les scènes des événements", a précisé lundi la préfecture. "Même si les faits se sont déroulés sur un secteur peu étendu, tout le département est mobilisé", aussi bien la police que la gendarmerie, a ajouté la même source.

Les quatre victimes ont été tuées entre le 27 novembre et le 5 avril par des tirs provenant de la même arme, un pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm. Les meurtres ont été perpétrés dans des villes situées dans une zone d'un rayon d'une dizaine de kilomètres : Juvisy-sur-Orge, Ris-Orangis et Grigny, où Nadjia Boudjemia-Lahcene, la dernière victime, a été abattue la semaine dernière dans le hall de son immeuble de la cité de la Grande Borne. Le tireur, casqué, s'est enfui à moto. Depuis, et malgré le dispositif de sécurité renforcé, la population vit dans la peur d'un nouveau drame.

La police judiciaire a lancé un appel à témoins pour tenter de retrouver un deux-roues bleu et blanc de marque Suzuki : tél : 0800 33 60 98

e-mail: n791@interieur.gouv.fr

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