• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

L'adieu au stade Yves Du Manoir, samedi 16 décembre à Colombes, pour le Racing 92

© AFP
© AFP

Samedi 16 décembre, face à Castres en Coupe d'Europe (4ème journée), le Racing 92 jouera pour la dernière fois à "Yves du Manoir", le stade de Colombes jusque-là indissociable de l'histoire du club. Le Racing prendra ensuite possession de son stade tout neuf, l'U Arena, à Nanterre

Par Christian Meyze

Il y aura certainement beaucoup d'émotion dans les deux tribunes du stade Yves du Manoir comme sur le terrain, ce samedi 16 décembre 2017, pour cette rencontre Racing 92 - Castres, qui compte pour la 4ème journée de Coupe d'Europe de rugby.
Beaucoup d'émotion car c'est réellement la fin d'une époque, d'une longue histoire quasi-fusionnelle entamée en 1920 entre le stade de Colombes et le Racing.


Un siècle d'histoire commune


Tout commence, en effet, vers 1920 (entre 1911 et 1920, les dates divergent selon les sources). A cette date, le Racing Club de France qui est déja un poids lourd du sport français de l'époque, choisit Colombes et devient locataire du stade de la ville. Le stade existe depuis 1883. C'est alors un hippodrome, équipement très répandu en France à l'époque. Associé à un grand journal "Le Matin", l'hippodrome va se transformer, dans les premières années du 20ème siècle, en un stade qui accueillera des compétitions de rugby, de football et d'athlétisme. Un stade alors baptisé "Stade du Matin".
© E.M — http://vieux-colombes.bob-the-frog.fr/stade_du_matin.html
© E.M — http://vieux-colombes.bob-the-frog.fr/stade_du_matin.html

Le stade; à l'époque, a une capacité de 20 000 spectateurs. C'est déja important, mais un évènement va venir à la fois modifier son histoire et sceller son union avec le Racing. En 1924, Paris s'apprête à accueillir les Jeux Olympiques. Le grand stade retenu pour être le stade des Jeux est alors le Parc des Princes, qui lui aussi existe déja et qui est alors considéré comme le plus logiquement adapté à l'enjeu. Il a l'avantage alors, d'être tout proche de Paris. Et dispose de la même capacité que Colombes. 
Les deux stades sont en compétition pour l'organisation de ces jeux. Mais Paris, propriétaire, refuse de payer les aménagements nécessaires pour le Parc des Princes.

Le Racing met alors tout son poids, non négligeable, pour que les jeux se tiennent dans son stade, à Colombes. Voilà comment Colombes récupère ces Jeux Olympiques, dont tous les journaux, français et surtout étrangers, reprocheront à l'époque, leur éloignement de Paris (Il fallait alors venir à Colombes par le train)

Le Stade de Colombes en profite pour doubler sa capacité qui passe à 40 000 spectateurs et devient le plus grand de France. La très belle "carrière" du stade commence vraiment en 1924. En 1928, le stade est baptisé Yves du Manoir, du nom d'un jeune joueur de rugby à XVdu Racing, espoir de l'équipe de France, qui vient de se tuer en avion. Son nom va devenir en France synonyme de rugby.

Vont alors s'ouvrir des décénnies de rencontres prestigieuses au stade Yves du Manoir, toujours ou presque en concurrence avec le Parc des Princes.
Il y aura ainsi la finale de Coupe du Monde de football en 1938, plusieurs dizaines de finale de Coupe de France de football et au moins autant de finales de Coupe de France de Rugby. 
Dernier match du Racing 92 à Yves du Manoir

 

Sur le même sujet

Portrait du sculpteur Denis Monfleur dans son atelier

Les + Lus