Coronavirus - Condamné en justice, Amazon suspend l'activité de ses sites pendant cinq jours en France

Le tribunal de Nanterre a condamné Amazon à conduire une évaluation des risques et à ne distribuer que les produits essentiels sous peine d'une amende d'un million d'euros par jour. L'entreprise arrête l'activité de ses sites jusqu'au 20 avril en France.

Un tribunal a condamné Amazon à ne livrer plus que des produits essentiels.
Un tribunal a condamné Amazon à ne livrer plus que des produits essentiels. © PHILIPPE LOPEZ / AFP
Amazon annonce suspendre l'activité de ses sites jusqu'au 20 avril en France.  Cette réaction fait suite à sa condamnation mardi 14 avril par le tribunal judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine) qui a estimé que la société a "de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés".

Convoqué ce mercredi, un comité social et économique s'est prononcé largement en faveur de cette fermeture pour nettoyer les sites et évaluer les risques. La direction affirme que les employés seront totalement payés durant la période.
 

Amende record en cas de non-respect de la décision

Dans un premier temps, l'entreprise avait déclaré dans un communiqué : "Notre interprétation suggère que nous pourrions être contraints de suspendre l’activité de nos centres de distribution en France".

Amazon devait ainsi conduire une véritable évaluation des risques et à partir de ce mercredi, n'envoyer plus que des produits essentiels, c'est-à-dire les seuls les "produits alimentaires, d'hygiène et médicaux". En cas de non-respect de cette décision, l'entreprise s'exposait à une peine d'amende d'un million d'euros par jour de retard et par infraction.  

Appel envisagé

L'entreprise a indiqué être "perplexe compte tenu des preuves concrètes qui ont été apportées". Elle affirme ainsi avoir mis en place des mesures de sécurité comme des contrôles de température, distribué des masques et avoir appliqué "une distanciation sociale renforcée".

Amazon envisage ainsi de faire appel mais la décision s'applique immédiatement et l'appel ne pourrait suspendre cette décision.

La société américaine employait en février près de 6500 salariés en CDI et 3600 intérimaires dans ses six entrepôts français. Elle assure avoir distribué sur ses sites "plus de 127 000 paquets de lingettes désinfectantes, plus de 27 000 litres de gel hydroalcoolique, ainsi que plus de 1,5 million de masques".
 
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