Le Creps Île-de-France ouvre ses portes aux personnes à la rue

Le Creps de Châtenay-Malabry accueille des personnes à la rue. / © Creps IDF
Le Creps de Châtenay-Malabry accueille des personnes à la rue. / © Creps IDF

Lieu de formation des futurs athlètes franciliens, le Creps de Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine héberge des sans domicile fixe. Repas, hébergement, soins, ils pourront ainsi se confiner et bénéficier d'une prise en charge médicale.

Par EH

D’habitude, ces locaux sont occupés par 250 futurs sportifs de haut niveau. Les pôles France et les pôles Espoir. Ceux que l’on applaudira sur les pistes d’athlètisme ou les tatamis aux JO à Paris en 2024. Comme tous les centres de formation, le Creps, le centre de ressources, d’expertise et de performance sportive, à Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine a fermé ses portes.

Depuis lundi, les sportifs ont cédé leur place à des sans domicile fixe. Alors que Paris et sa région se confinait, ils furent dans un premier temps, "les grands oubliés" du Coronavirus. Vulnérables face à l'épidémie, dans la rue, ils ont vu les centres d’accueil de jours fermer, la distribution de nourriture se réduire. Difficile de glaner quelques pièces pour manger quand plus personne, ou presque, ne se risque dehors.

Le Creps a donc été sollicité à la demande de Valérie Pécresse, présidente du Conseil Régional Île-de-France et du préfet des Hauts-de-Seine pour ouvrir ses infrastructures aux plus démunis.

« Il est important, dans cette période difficile, que le CREPS fasse preuve de solidarité envers ces publics, c’est d’ailleurs une valeur forte que l’on retrouve dans le sport », explique Michel Godard, le directeur du Creps-IDF.

50 personnes hébergées

Les premiers sans domicile fixe sont arrivés lundi. A terme une cinquantaine de personnes devrait être hébergée au Creps, au deux premiers étages du bâtiment. "Ces personnes vont bénéficier d'une chambre individuelle pour pouvoir se confiner et recevoir des soins de premières urgences. Ils pourront également sortir dans le parc", nous informe Michel Godart qui se veut rassurant, "la préfecture s'est engagée à désinfecter les locaux pour le retour des athlètes".

Les personnes recueillies devraient bénéficier d’une chambre individuelle car certains sont susceptibles d’être porteurs du Covid. Douches, repas, soins médicaux, évacuation vers un service d’urgence si besoin, l’association Alteralia a été réquisitionnée par la préfecture des Hauts-de-Seine pour gérer le centre et ses nouveaux occcupants. Une quinzaine de personnes, des médecins, infirmiers, restaurateurs seront présents sur le site qui sera ouvert aux nouveaux occupants jusqu'à la fin de la période de confinement .

 

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