Grippe aviaire : la préfecture des Hauts-de-Seine prend des mesures de précaution

Publié le
Écrit par Toky Nirhy-Lanto .

Des cas de grippe aviaire ont été recensés chez des oiseaux sauvages en Île-de-France en Essonne, dans le Val-de-Marne et Hauts-de-Seine. Plusieurs arrêtés préfectoraux ont été publiés pour éviter une épizootie.

Claudine élève des poules pondeuses d’œufs. Elle gère avec son mari la ferme de Fitte, à Auvernaux (Essonne). En raison d'un arrêté préfectoral qui touche sa commune, l’éleveuse se voit contrainte d’appliquer certaines règles. "Depuis un moment, mes poules sont enfermées. Nous avons dû les déclarer. La préfecture nous a aussi indiqué de prévenir l’Office français de la biodiversité, si nous constations un oiseau mort dans notre jardin ou dans notre champ", explique l’agricultrice.

Des poules enfermées, déclarées et surveillées

Depuis le 11 janvier dernier, tous les lieux où se trouvent des volailles ou d’autres oiseaux doivent être recensés. De même, les particuliers doivent se déclarer sur un site internet, s’ils accueillent ces animaux. Sans compter les désinfections renforcées et la limitation des déplacements depuis et vers les zones infectées. Douze mesures sont édictées dans cet arrêté de la préfecture des Hauts-de-Seine et qui s’applique notamment en Essonne.

Confinement et surveillance de la faune sauvage

"Il s’agit souvent de mesures de confinement des volailles, pour les élevages professionnels. Il peut aussi y avoir des mesures supplémentaires, pour les particuliers", explique Johanna Van Herrenthals, chef de service à l’Office français de la Biodiversité en Île-de-France. En fonction de la circulation du virus, d’autres séries de règles peuvent s’ajouter.

"Des mesures en lien avec la faune sauvage existent. Lorsqu’il y a une épizootie, la chasse du gibier à plumes comme les canards peut être interdite. Cela, pour éviter que les oiseaux apeurés ne se dispersent, et ne propagent le virus. Les chasseurs se voient interdits de recourir aux "appelants", qui sont des oiseaux en cage servant à appâter leurs proies. Ici encore, il s’agit d’éviter le déplacement d’éventuels animaux infectés", ajoute la responsable de l’agence.

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