Les huit SAMU d'Île-de-France lancent une formation diplômante pour répondre aux appels d’urgence

Les SAMU de Paris et de la région lancent une formation au métier d'assistant de régulation médicale à partir de novembre 2019. / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Les SAMU de Paris et de la région lancent une formation au métier d'assistant de régulation médicale à partir de novembre 2019. / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Un centre de formation au métier d’assistant de régulation médicale ouvrira dans le XIVème arrondissement de Paris dès la rentrée. Il permettra de former au métier 40 apprentis en un an.

Par SMl

Pour la première fois, les quatre SAMU de la grande couronne d’Île-de-France et les quatre autres de l’AP-HP proposent une formation diplômante au métier d’assistant de régulation médicale, à partir de la rentrée. La formation, d’une durée d’un an, débutera à partir du 4 novembre et durera jusqu’en septembre 2020. Un centre de formation a été aménagé dans le XIVème arrondissement de Paris.
Le cursus permettra de former 40 apprentis choisis sur dossier après un entretien. Composée de modules pratiques et théoriques, la formation s’adresse aux bacheliers et aux agents hospitaliers ayant au moins trois ans d’expérience professionnelle à temps plein. Des stages seront proposés dans les SAMU, les centres d’appels des pompiers ou des forces de l’ordre. Les frais de scolarité sont en grande partie pris en charge par le ministère de la Santé.

Des agents remis en cause après la mort d'une jeune femme en 2017

Les agents de régulation médicale s'étaient retrouvés au coeur d'une polémique, en 2017, après la mort de Naomi Musenga, une jeune femme de 22 ans dont l’appel au SAMU de Strasbourg n’avait pas été pris au sérieux par une opératrice. Une information judiciaire avait été ouverte pour non-assistance à personne en péril, et une plainte contre les hôpitaux universitaires de Strasbourg avait été déposée par les proches de la jeune femme. 
Pour rappel, l’assistant de régulation médicale assure la réception des appels reçus par les SAMU, sous la responsabilité d’un médecin régulateur. Il traite les demandes et suit les appels et les interventions. Mais Paris fait partie des mauvais élèves en la matière : dans la capitale, un appel sur deux n'aboutit pas, selon une étude réalisée en 2016 par Le Point. Pourtant, selon Samu-Urgences de France, 99 % des appels au 15 devraient trouver une réponse pour assurer une prise en charge optimale.

Les personnes intéressées par cette formation doivent déposer leur dossier avant le 10 septembre prochain sur le site du concours. Les SAMU assurent que les participants ont «la certitude de trouver un poste dès la sortie d'école».

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