L'UMP remet le Grand Paris à la table du Stif

Plusieurs élus UMP du Conseil Régional d'Ile-de-France ont fait part de leurs doutes à propos du Grand Paris.

Six élus UMP d'Ile-de-France, emmenés par Valérie Pécresse, chef de file de l'opposition au conseil régional, ont de nouveau exprimé leurs craintes quant au devenir du projet du Grand Paris, mercredi lors du conseil d'administration du Stif, autorité régulatrice des transports franciliens.

C'est la troisième initiative en ce sens de Mme Pécresse depuis que le dossier du Grand Paris "voulu par Nicolas Sarkozy" a été confié à Cécile Duflot (EELV), la nouvelle ministre de l'Egalité des territoires, connue pour son hostilité au projet.

Cette fois-ci, les six élus et administrateurs ont déposé un voeu lors du conseil d'administration, demandant au Stif de "réaffirmer solennellement son soutien au projet du Grand Paris tels que les administrateurs du Stif l'ont voté à l'unanimité" le 1er juin dernier et de "demander au gouvernement de clarifier au plus vite ses intentions sur la poursuite de ce projet". Ce voeu a été rejeté par 15 voix contre et 6 pour.

Mme Pécresse a dénoncé "la position ambiguë" du Stif, présidé par le socialiste Jean-Paul Huchon. Elle "estime que ce refus du Stif n'est pas de nature à rassurer les élus locaux sur les véritables intentions du gouvernement", selon un communiqué. Mme Pécresse regrette que sa lettre ouverte envoyée vendredi dernier à Mme Duflot, co-signée par tous les responsables UMP de la région, où elle lui demande "de prendre clairement position" sur "des points essentiels" du Grand Paris, soit restée sans réponse.

La position de la gauche reste inchangée

De leurs côtés, les élus socialistes siégeant au Stif rappellent qu’avec ses 72 nouvelles gares mieux réparties sur le territoire francilien, l'accord Grand Paris Express obtenu et signé par Jean-Paul Huchon en mai 2011 reflète cette ambition", écrivent-ils dans un communiqué, rappelant aussi que François Hollande, lors de la campagne présidentielle, "s'est engagé publiquement à réaliser le projet s'il était élu".

Par conséquent ils jugent "grotesque la dramatisation de la droite sur l'avenir du Grand Paris". Selon eux, l'UMP "ne défend aucune vision stratégique de l'aménagement des transports en Ile-de-France mais ne cherche qu'à garantir l'inscription du Grand Paris au bilan de Nicolas Sarkozy".