Le rédacteur en chef du journal lycéen "La Mouette bâillonnée", à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne, a indiqué qu'il quittait la rédaction du fanzine. L'annonce intervient au lendemain du cambriolage de son domicile. Le jeune homme ayant reçu des menaces de mort par le passé.
"Après deux ans passés à la rédaction de la Mouette Bâillonnée, je regrette de devoir quitter ce beau journal qui m’a tant apporté", a posté Louis Pasquier, rédacteur en chef du journal lycéen "La Mouette bâillonnée", sur la page Facebook du fanzine.
Chers amis, Après deux ans passés à la rédaction de la Mouette Bâillonnée, je regrette de devoir quitter ce beau...
Posted by La Mouette Bâillonnée on vendredi 18 septembre 2015
Le domicile des parents de Louis Pasquier, rédacteur en chef du journal lycéen "La Mouette bâillonnée", a été cambriolé mercredi à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), a relaté la source policière, confirmant une information de RTL.
"Une affiche relative à Charlie Hebdo a été dégradée, un journal a été retrouvé brûlé et des tiroirs ont été ouverts dans une pièce", a précisé une autre source policière.
► VOIR le reportage à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) de S. Larrouy / Y. Dorion
Intervenants : Marie Picoche (association Jets d'encre - défense de la presse jeunes) et Christophe Deloire (secrétaire général de Reporters sans frontières)
Croix gammée, cercueil et menace de mort
Vendredi, ils ont finalement été mis hors de cause. Ils ont été relâchés "en l'absence d'éléments matériels qui permettent de les impliquer dans les faits rapportés", a précisé à l'AFP une source judiciaire. Les investigations se poursuivent, a ajouté cette source.L'un des deux fréquente le même lycée que Louis Pasquier, élève de terminale, qui reçoit "des menaces de mort et des munitions dans sa boîte aux lettres" depuis qu'il a fait paraître le 22 janvier un numéro spécial du journal de son établissement, en soutien aux victimes des attentats de janvier, a expliqué une source policière.
Dès le lendemain de la diffusion, il avait découvert dans la boîte aux lettres du journal une enveloppe contenant la Une du fameux numéro sur laquelle avaient été agrafés une croix gammée, un cercueil et une lettre de menace de mort.