Les musulmans célèbrent l'Aïd El-Kébir, l'une des plus importantes fêtes de l'Islam

© MEHDI FEDOUACH / AFP
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A partir d'aujourd'hui dimanche et pendant 3 jours les musulmans célèbrent l'Aïd El-Kébir, la "grande fête". Elle commémore le sacrifice demandé à Ibrahim pour éprouver sa foi et se soumettre à Dieu. Les fidèles sacrifient un mouton. Un moment de recueillement et de partage en famille.

Par EH

Dans le Coran, il est écrit que le prophète a reçu dans ses rêves l’ordre divin de sacrifier son fils, Ismaël. Au moment où il tente d’égorger son fils, l’archange Jibril envoyé par Dieu substitue au dernier moment l’enfant par un bélier. En souvenir de cet épisode, les musulmans sacrifient un animal (mouton, chèvre, bovin).
De nombreuses familles vont ainsi sacrifier un mouton. Il est d'usage de le partager en trois. La première pour la famille, la seconde pour les voisins ou amis et la troisième pour les pauvres. Le sacrifice n'est pas obligatoire notamment pour les plus démunis. C'est un moment de partage pendant lequel les familles et les proches se retrouvent pour manger ensemble.

Plusieurs abattoirs sont en service en Ile-de-France du 11 au 13 août. A Jossigny, Meaux, Montereau-Fault-Yonne en Seine-et-Marne, Ezanville dans le Val-d'Oise et à Dugny en Seine-Saint-Denis. L'abattage des bêtes hors d'un abattoir est interdit par les pouvoirs publics. Tout abattage sauvage est passible de 6 mois d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.

Depuis quelques années les sacrifices d'animaux sont en baisse. Pour Florence Bergeaud-Blackler, docteure en anthropologie, chargée de recherche à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) du CNRS-Aix-Marseille Université, "la tradition est remise en question".
A lire l'interview de Florence Bergeaud-Blackler, interviewée par France Info.

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