En 1985, quand Marcel Campion faisait le coup de force aux Tuileries

Marcel Campion devant sa grande roue en 2000. / © PATRICK KOVARIK / AFP
Marcel Campion devant sa grande roue en 2000. / © PATRICK KOVARIK / AFP

Marcel Campion n'en est pas à sa première polémique. Son marché de Noël est en sursis au parc des Tuileries. Un endroit qu'il connaît bien puisqu'en 1985, il organise une fête foraine en une nuit dans le jardin, cela au nez et à la barbe des autorités.

Par Marc Taubert avec AFP

Pour mesurer la popularité de Marcel Campion parmi les siens, il suffit d'écouter ce que disent ses proches. René Hayoun, président de l'Association défense du droit forain, dit ainsi de lui que c'est "la seule personne qui s'est battue pour notre profession. C'est un guide, qui s'est investi corps et âme".

Des décennies de carrière, de coups de force, ont forgé la réputation de cet homme de 78 ans, qui affronte aujourd'hui une polémique pour propos homophobes.
En 1985, quand Marcel Campion faisait le coup de force aux Tuileries
Marcel Campion n'en est pas à sa première polémique. Son marché de Noël est en sursis au parc des Tuileries. Un endroit qu'il connaît bien puisqu'en 1985, il organise une fête foraine en une nuit dans le jardin, cela au nez et à la barbe des autorités. - INA
 

Sauver la profession

A partir des années 1970, les municipalités partent à la reconquête des centres-villes et excluent peu à peu les forains qui jouissent d'une mauvaise réputation, comme le raconte un article de L'Humanité.

En 1985, la Fête de l'Enfance est installée dans les Tuileries et les forains demandent à pouvoir y participer, mais esquissent d'un refus. Marcel Campion n'a pas l'intention de céder et tente un pari, relate L'Humanité. Quelques jours avant l'inauguration, il tend un laissez-passer du ministère de la Culture. En fait, une lettre de refus dont il n'a gardé que l'en-tête et la signature du ministre.
 

Eléphants et tigres contre les CRS

Le lendemain, sous l'œil médusé des autorités, lui et ses compagnons ont monté une fête foraine. Face aux menaces d'interventions des CRS, Pinder lâche des éléphants puis des tigres dans le bois de Vincennes.

Les autorités décident de calmer le jeu et autorisent les forains à rester un mois. L'autorisation sera renouvelée jusqu'en 1993.

 

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