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Affaire Benalla : le ministre de l'Intérieur charge la Préfecture de police de Paris

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb est entendu depuis ce matin à l'Assemblée nationale dans le cadre de l'affaire Benalla. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb est entendu depuis ce matin à l'Assemblée nationale dans le cadre de l'affaire Benalla. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Gérard Collomb est entendu depuis ce matin par la commission des lois de l'Assemblée. Il estime qu'il était du rôle de la Préfecture de police de Paris de saisir la justice dès le 2 mai 2018. 

Par A.B avec AFP

Entendu depuis 10h par la commission des lois de l'Assemblée, transformée en commission d'enquête, le ministre de l'intérieur Gérard Collomb se défend de tout manquement personnel dans l'affaire Benalla. Si le ministre de l'Intérieur a affirmé avoir bien été informé dès le 2 mai de l'existence d'une vidéo où l'on voit Alexandre Benalla frapper et malmener deux manifestants, il a estimé que ce n'était pas à lui de saisir la justice de ces actes violents. "Ce n'est pas au ministre qu'il appartient de le faire. (...) Je considère que c'est à ceux qui sont en responsabilité dans leurs administrations, au plus près du terrain, de recueillir les éléments permettant de justifier la transmission d'un signalement au titre de l'article 40" du code de procédure pénale, a-t-il déclaré. Des propos qui visent directement la préfecture de police de Paris. Et son représentant, Michel Delpuech. 
Relancé un peu plus tard par la député Modem Laurence Vichnievsky sur sa saisine tardive de l'IGPN (Police des polices), Gérard Collomb a de nouveau chargé la préfecture de police répétant qu'il pensait que les autorités compétentes prendraient toutes les mesures adéquates. "Ce n'est pas à moi de le faire".
 

Une arme et des insignes en question

Par ailleurs, Gérard Collomb affirme qu'il ne sait pas qui a invité Alexandre Benalla à cette manifestation. "Je n’en sais rien. Le préfet de police devait être au courant, en tout cas je le pense, il faudra lui poser la question. Le chef d’état-major était au courant qu’ils (MM. Benalla et Crase) devaient participer." 
Concernant, le port d'arme accordé à Alexandre Benalla : "c'est par un arrêté du préfet de police que Monsieur Benalla s'est vu délivrer une autorisation de port d'armes sans que son cabinet en ait été avisé". C'était le 13 octobre 2017. Un peu plus tard, le ministre a déclaré que "cette autorisation n'avait pas été directement pat le préfet de police mais par quelqu'un de placé plus bas dans la hiérarchie." Sans plus de détails. 
Autre question posée par Isabelle Florennes, députée Modem des Hauts-de-Seine : "Pouvez-vous nous préciser qui a remis les insignes de police à Benalla ?". Gérard Collomb répond : "Il est normal qu’il ait l’habillement et le casque. Il n’était pas normal qu’il ait le brassard et le poste radio."
 

Le préfet de police Michel Delpuech, dont la position paraissait plus fragilisée que jamais après les propos de Gérard Collomb, sera, lui, entendu à l'Assemblée lundi à partir de 14h00.

    

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