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Attentat du 7 janvier 2015 : Charlie Hebdo, le prix de la liberté

Riss, dessinateur, survivant de la tuerie de Charlie Hebdo et directeur de la rédaction du journal satirique. / © JOEL SAGET / AFP
Riss, dessinateur, survivant de la tuerie de Charlie Hebdo et directeur de la rédaction du journal satirique. / © JOEL SAGET / AFP

Le 7 janvier 2015, le journal satirique Charlie Hebdo était la cible de deux terroristes. Ce jour-là 12 personnes sont tuées parmi lesquelles des dessinateurs et journalistes, d'autres membres de la rédaction s'en sortent gravement blessés. Quatre ans après où en est l'hebdomadaire ?

Par France 3 Paris Île-de-France

# 4 ans après, la ligne éditoriale du journal n'a pas changé

Le journal n'a jamais cessé sa parution pourtant tous les membres de la rédaction le répètent, pour eux, rien ne sera jamais plus comme avant mais. Le rédacteur en chef l'assure Gérard Biard Charlie reste un journal politique, satirique et engagé. Laïc et anticlérical.  Un numéro commémoratif a été publié le samedi 5 janvier 2019, il dénonce le retour de l'obscurantisme. Dans son édito, le dessinateur Riss, survivant de l'attentat qui a pris la suite en tant que directeur de la rédaction de Charlie Hebdo se demande "Vous êtes encore là ?"
 

 

# 1 million d'euros consacré à la sécurité 

Les lecteurs sont au rendez-vous mais la liberté se paie au prix fort. Un abonnement sur deux permet de financer le service de sécurité de la rédaction.
Dans une interview donnée sur le site 7x7, Gérard Biard, rédacteur en chef de la rédaction déclare "Ce qu’on peut nous souhaiter, c’est de doubler nos abonnements ! Il faut quand même rappeler ceci. Avec le Canard Enchaîné, nous sommes le seul hebdo en France qui n’encaisse AUCUNE ressource publicitaire. Mais chez nous, le premier poste au budget n’est pas la masse salariale. C’est la sécurité : ça nous coûte un million d’euros chaque année. Parfois, quand on me demande « ce qui a changé » à Charlie, je dis « on a des locaux blindés ». " 
L'année dernière Riss parlait d'une "boîte de conserve" pour qualifier la situation de la rédaction. Au-delà des chiffres c'est aussi le quotidien des membres de la rédaction qui a été bouleversé et demeure perturbé. Certains, toujours menacés de mort, sont encore sous protection policière. Trois après les attentats, ils s'étaient à leur confrère Fabrice Nicolino qui avait relaté leurs peurs et leurs angoisses quotidiennes.
 

#Des commémorations sobres

Des commémorations ont eu lieu ce lundi 7 janvier en présence de la maire de Paris, du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, de Nicole Belloubet ministre de la Justice et de Franck Riester, ministre de la Culture et de la communication. Les officiels sont venus entourer les familles et les proches des victimes qui ont souhaité un hommage sobre. Elle s'est tenu devant les anciens locaux de la rédaction situés au rue Nicolas Appert. Depuis la rédaction a déménagé dans un lieu tenu secret et étroitement surveillé. Les noms des victimes ont été lus et des fleurs ont été déposées. La Marseillaise a ensuite résonné. 
 

Un hommage au policier Ahmed Merabet a eu lieu quelques minutes plus tard sur le boulevard Richard Lenoir.
 
 


Du côté judiciaire, l'enquête sur cette attaque terroriste est à présent close. Un procès pourrait se tenir en 2020.

 

 



 

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