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CDG Express : les deux scénarios du préfet de région qui risquent de fortement impactés les usagers du RER B

Le scénario prévoyant la livraison du CDG Express avant les JO de 2024 est celui qui impacte le plus les usagers du RER B. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Le scénario prévoyant la livraison du CDG Express avant les JO de 2024 est celui qui impacte le plus les usagers du RER B. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Le préfet de la région Ile-de-France, Michel Cadot, a proposé deux scénarios au gouvernement pour réaliser le CDG Express. Un livré à temps pour les Jeux Olympiques 2024 et un fin 2025. Quel que soit le plan retenu, les usagers du RER B vont être fortement ou très fortement impactés.

Par MT avec AFP

Le préfet propose "deux scénarios, techniquement réalisables, permettant de réaliser les travaux dans des conditions acceptables pour les usagers".
 

Scénario 1 : livraison en mai 2024

Le premier envisage une mise en service du nouveau train en mai 2024, mais avec "une nécessaire réduction du service" jusque fin 2025, le temps de terminer les travaux. Ce scénario exigerait notamment pour le RER B une fermeture complète de la partie nord pendant trois semaines à l'été 2023, ainsi que de nombreuses fermetures anticipées de la ligne à 23h.

SNCF Réseau n'aurait pas de marge dans un tel scénario, d'où des risques de perturbations et de retards.
 

Scénario 2 : livraison en décembre 2025

La seconde option prévoit une livraison du CDG Express après les JO, en décembre 2025, en étalant les chantiers. Elle prévoit essentiellement pour le RER B davantage de coupures le week-end sur la période 2021-23.

Ce second scénario aurait un surcoût "important", qui obligerait l'État à augmenter son prêt au concessionnaire "et aurait un impact plus marqué sur le tarif de la taxe pour les voyageurs aériens" qui doit en partie financer le CDG Express, selon le rapport du préfet.
 

Trajet de 20 minutes à 24 euros

La ligne ferroviaire CDG Express doit relier directement la gare de l'Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l'aéroport de Roissy. Le trajet doit durer vingt minutes et coûter 24 euros.

Mais ce projet est contesté par de nombreux habitants et élus d'Ile-de-France, qui craignent notamment que les travaux ne perturbent trop les lignes de trains de banlieue au nord de Paris -en particulier le RER B-, d'autant que 15 chantiers importants sont prévus ces prochaines années dans ce secteur.
 

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