Coronavirus : l'inquiétude des personnes d'origine asiatique face à la montée de comportements racistes

Un responsable associatif dénonce le racisme dont sont victimes les personnes d'origine asiatique. / © Capture d'écran Twitter
Un responsable associatif dénonce le racisme dont sont victimes les personnes d'origine asiatique. / © Capture d'écran Twitter

Depuis l'annonce de quatre cas de personnes atteintes du coronavirus en France, les témoignages de comportements racistes envers les personnes asiatiques fleurissent. Des faits qui inquiètent un responsable d'une association chinoise en France.

Par Marc Taubert

Un chauffeur de taxi qui refuse de prendre des clients asiatiques à Paris. Des clients d'un Auchan à Lyon qui refusent d'être servis par une vendeuse asiatique samedi 25 janvier. Ou encore des regards méfiants. Le Coronavirus libère la parole et les comportements racistes.

Sacha Lin-Jung, responsable du pôle citoyenneté à l'association des Chinois résidents en France, l'observe particulièrement : "Personnellement, je me pose parfois des questions sur le fait d'être asiatique : est-ce que les gens ont une méfiance vis-à-vis de ma personne ? Si je le ressens, d'autres aussi."

Ce dernier se dit "inquiet de cette libération de remarques racistes qui se voit d'abord au travers des réseaux sociaux et se manifeste aussi par des comportements dans la vie réelle".  
 

Pas d'épidémie en France

Face au nombre de témoignages, un hashtag a été lancé sur le réseau social Twitter : #JeNeSuisPasUnVirus. Partagé par une anonyme, une de ses amies raconte qu'il a été créé "afin d’éviter le harcèlement et le racisme anti-Asiatiques qu’elle dénonce".
Des réactions sans fondements tant "Le risque sanitaire est quasi nul en France", rappelle Sacha Lin-Jung. Car seuls quatre cas ont été répertoriés en France (trois à Paris et un à Bordeaux). En outre, "le risque de décès des suites du Coronavirus est estimé entre 1 et 3%" et "la majorité des personnes décédées étaient considérées comme vulnérables" en Chine, rappelle franceinfo.

Selon le responsable associatif, "on est dans l'exagération, le délire et le coronavirus n'est qu'une occasion de mesurer le niveau de sinophobie en France".
 

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