Un demandeur d'asile somalien retrouvé mort dans un camp de migrants à Paris

Les tentes du campement de la Porte d'Aubervilliers, en octobre 2019 (illustration). / © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Les tentes du campement de la Porte d'Aubervilliers, en octobre 2019 (illustration). / © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Un demandeur d'asile somalien âgé de 28 ans est décédé lundi dans le camp de migrants de la Porte d'Aubervilliers, à Paris. Un lieu censé être évacué avant la fin du mois selon la préfecture de la région Île-de-France.

Par France 3 PIDF / AFP

Si les circonstances précises du décès ne sont pas encore connues, un jeune homme "a été découvert mort" lundi matin "dans sa tente, rue d'Aubervilliers", d’après une source policière. La victime, un demandeur d'asile somalien, était un célibataire de 28 ans qui venait de déposer sa première demande le 2 janvier à Paris, selon son récépissé de demande d'asile.

L’homme vivait "depuis quelques mois à Paris", selon Julie Lavayssière, responsable locale de l'association Utopia56, qui vient en aide aux migrants dans les campements insalubres du nord-est parisien, et dont les équipes le "connaissaient bien".     Appelée par d'autres exilés présents sur le camp installé en bordure du périphérique, une équipe de Médecins du Monde (MdM), qui offre une aide médicale sur place, a "tenté de réanimer" le demandeur d'asile, en vain, toujours selon Julie Lavayssière.

« On les laisse à l'abandon, et voilà les conséquences »

Un responsable de MdM, présent sur place, a confirmé l'information et le décès "sur un terre-plein" du camp. "Il n'y a pas d'accueil pour les migrants, et ils n'ont pas accès aux soins non plus. On les laisse à l'abandon, et voilà les conséquences", a encore déploré Julie Lavayssière. L'enquête a été confiée au commissariat du 18e arrondissement parisien.

Plus de deux mois après celui de la Porte de Chapelle, le campement aux allures de bidonville de la Porte d'Aubervilliers doit être évacué avant la fin du mois, d’après la préfecture de la région Île-de-France. Selon les estimations des associations, 1 000 à 2 000 personnes vivent dans le camp.

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