Économie d'énergie : quelles solutions en Île-de-France pour réduire la facture ?

durée de la vidéo : 00h04mn32s
Le Mag Immo - économie d'énergie ©France 3 PIDF

Deux études, une allemande et une britannique, bousculent les promesses faites dans le cadre des grands plans de rénovation énergétique. Des résultats controversés mais qu'en est-il en Île-de-France, alors que les prix de l’énergie repartent à la hausse ?

La rénovation énergétique aurait-elle pris un coup de chaud ? Une question qui se pose à la lecture de deux études récentes, présentées comme des bilans des plans de rénovation énergétique lancés respectivement au Royaume-Uni et en Allemagne. La première, élaborée par des étudiantes de l’université de Cambridge auprès d’un panel de 55 000 foyers sur douze ans, démontrerait que les économies d’énergie réalisées après les rénovations disparaîtraient en quatre années seulement.

L’étude allemande, elle, révélerait la constance de la consommation moyenne d’un foyer entre 2010 et 2018. Un équilibre potentiellement justifié par les mauvaises habitudes prises par les consommateurs, avides de chauffage en dépit de logements mieux isolés.

Les petits gestes

Le chauffage, le nerf de la guerre selon Florence Clément, chargée de l’information à l’agence publique pour la transition écologique (ADEME). Il représente “66% de la part énergétique d’un ménage part dans le chauffage. [Il est important de] ne se chauffer que quand on en a besoin, programmer ses radiateurs si possible et rester à des températures raisonnables.” Certains fournisseurs d’énergie conseillent de ne pas chauffer les pièces à vivre à plus de 19°C, voire même 16°C pour les chambres. Parmi les pièces les plus énergivores : la cuisine (avec ses appareils constamment branchés), ou encore la salle de bain et son ballon d’eau chaude.

La solution de l'autonomie ?

Si Florence Clément insiste sur l’importance de la rénovation énergétique, on peut aussi compléter cette démarche : à Palaiseau, Esteban, passionné par les sujets gravitant autour de l’autonomie énergétique, a fait installer 24 mètres carrés de panneaux solaires dans son jardin. Par beau temps, ses panneaux peuvent produire jusqu’à 4,4 kWh. Le reste de l’année, il profite du système d’heures pleines et d’heures creuses pour recharger sa batterie au meilleur moment. Le résultat : une facture d’électricité annuelle passée de 2 000-2 500 à 276 euros. Le Palaisien peut également suivre sa consommation en temps réel grâce à un tableau de bord. 

Des habitations aux normes

Les bailleurs sociaux tentent aussi de se mettre au diapason. Dans les Yvelines, le groupe 1 001 Vies Habitat effectue des “achats d’électricité à terme”, ce qui lui permet de proposer des tarifs avantageux. En parallèle, il engage des travaux de rénovation et construit du neuf en se soumettant aux dernières règles environnementales en vigueur. Une manière de proposer du logement social qui respecte les normes et fait faire des économies aux locataires comme aux propriétaires.

D’après le Ministère de l’Économie et des Finances, les prix de l’énergie devraient encore augmenter de 10% en 2024.

Pour tout savoir sur votre logement et l'immobilier en Île-de-France, rendez-vous tous les samedis à 12.55 dans Le Mag Immo sur France 3 Paris Île-de-France ou en replay sur france.tv/idf