Face aux violences policières, Anne Hidalgo demande à Christophe Castaner de changer de doctrine

Anne Hidalgo le 13 janvier, au lancement de sa campagne (illustration). / © ALAIN JOCARD / AFP
Anne Hidalgo le 13 janvier, au lancement de sa campagne (illustration). / © ALAIN JOCARD / AFP

La maire de Paris appelle le ministre de l'Intérieur à "regarder ce qui se passe aujourd'hui à la préfecture de police" et à revenir à la "doctrine Grimaud" de maintien de l'ordre, en référence au préfet de Police de Paris en place lors des événements de Mai 68.

Par France 3 PIDF / AFP

Face aux violences policières, la maire de Paris Anne Hidalgo (PS), candidate à sa réélection, a appelé mercredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à changer de doctrine. Interrogée par nos confrères de France Inter pour savoir si elle demandait la démission du préfet de police de Paris Didier Lallement, que plusieurs responsables politiques réclament depuis entre autres la diffusion d'une vidéo montrant un policier frappant un manifestant au sol, Anne Hidalgo a répondu qu'elle "ne demande pas de sanctions".
Mais, d’après l’édile, "il faut absolument que le préfet de police de Paris revienne à la doctrine Grimaud, le préfet de 1968, qui a été un des penseurs de la doctrine en matière de maintien de l'ordre, c'est-à-dire permettre l'expression libre de toutes les manifestations, et éviter qu'il y ait des morts ou des blessés".

"Il faudrait que le ministre regarde de plus près ce qui se passe aujourd'hui à la préfecture de police"

Préfet de police de Paris lors des événements de Mai 1968, le nom de Maurice Grimaud reste attaché à sa gestion du maintien de l'ordre qui avait permis d'éviter que les affrontements ne fassent des morts. Il avait notamment alors écrit une lettre aux forces de l'ordre dans laquelle il soulignait que "frapper un manifestant tombé à terre, c'est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière".
Anne Hidalgo a par ailleurs réagi à l’"augmentation absolument incroyable" des chiffres de l’insécurité à Paris, en affirmant que le problème relevait des "pouvoirs de la police nationale". Et d’ajouter : "Il faudrait que le ministre regarde de plus près ce qui se passe aujourd'hui à la préfecture de police".
 

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