Fin de la trêve hivernale : le combat d'Anne-Marie pour ne pas finir à la rue

Anne-Marie, sous procédure d'expulsion engagée par la Mairie de Paris, doit quitter son logement qu'elle occupe depuis 20 ans. / © Florent Carrière - France 3 Île-de-France
Anne-Marie, sous procédure d'expulsion engagée par la Mairie de Paris, doit quitter son logement qu'elle occupe depuis 20 ans. / © Florent Carrière - France 3 Île-de-France

Une femme qui devait être l'une des premières à être expulsée à Paris depuis la fin de la trêve hivernale a finalement obtenu une promesse de relogement par la mairie. Cette habitante du 11e arrondissement a été soutenue par l'association Droit au Logement.

Par Marc Taubert et Florent Carrière

Le soulagement a pris place à l'anxiété d'être expulsée. Anne-Marie va finalement être relogée. Résidant dans un appartement du 11e arrondissement, elle était sous le coup d'une procédure d'expulsion demandée par la régie immobilière de la ville de Paris : "Je suis angoissée, cela fait plusieurs jours que je ne dors pas dans l'attente de l'expulsion."

Car depuis le 31 mars, la fin de la trêve hivernale a relancé des procédures d'expulsion qui étaient jusque-là suspendues.

Anne-Marie habite pourtant le même appartement depuis 20 ans. "A l'époque, c'était une personne qui était propriétaire de tout l'immeuble et elle est décédée. Suite à cela, l'immeuble a été préempté par la ville de Paris, et ensuite, j'ai reçu un congé pour quitter les lieux", raconte-t-elle.


Plus de 200 personnes concernées à Paris


Elle dit comprendre la décision de la mairie. "Si la ville de Paris veut récupérer le logement, qu'elle le récupère, mais qu'au moins, je sois relogée, que j'ai une autre solution. A l'heure actuelle, je n'en ai pas, donc ça veut dire la rue."

Les militants du Droit au Logement (DAL) s'étaient ainsi donnés rendez-vous devant sa porte pour la défendre dans le cas où l'expulsion aurait lieu ce jeudi 5 avril. Finalement, elle a reçu une proposition de relogement. Une situation d'exception parmi les nombreuses personnes qui sont actuellement concernées par ces procédures. Elles sont 200 et 300 selon le DAL.

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