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Gilets jaunes - Une enquête ouverte sur la main arrachée d'un manifestant à Paris

Des manifestants au niveau de l'Assemblée nationale, samedi 9 février. / © Zakaria ABDELKAFI / AFP
Des manifestants au niveau de l'Assemblée nationale, samedi 9 février. / © Zakaria ABDELKAFI / AFP

Le manifestant qui a eu une main arrachée lors des manifestations des gilets jaunes samedi 9 février à Paris a été opéré. Une enquête judiciaire a été ouverte a annoncé dimanche le ministre de l'Intérieur.

Par MT/AFP

"L'opération a été longue ce matin, c'est un travail méticuleux, c'est une blessure grave que je regrette", a déclaré le ministre, Christophe Castaner, sur le plateau de Questions politiques (France Inter/franceinfo/Le Monde).
"On a déclenché immédiatement une enquête judiciaire pour comprendre ce qui s'est passé", a-t-il ajouté. De son côté le parquet de Paris a indiqué avoir ouvert samedi une enquête en recherche des causes des blessures graves.
 

Grenade de désencerclement

Le manifestant présent dans le cortège parisien des gilets jaunes a eu une main arrachée samedi à la mi-journée à Paris, près de l'Assemblée nationale, où de vives tensions ont eu lieu.

Selon un témoin interrogé samedi par l'AFP, le manifestant "a reçu une grenade de désencerclement au niveau de son mollet, il a voulu mettre un coup de main dedans pour ne pas qu'elle explose vers sa jambe et elle a pété quand il l'a touchée".

M. Castaner a expliqué qu'"il y a eu une attaque contre le fronton de l'Assemblée nationale, des gens voulaient rentrer dans l'Assemblée nationale, les gendarmes se sont retrouvés encerclés face à une foule très hostile et ils ont voulu se désencercler". "Un manifestant (...) a voulu prendre dans la main cette grenade et elle a explosé", a-t-il ajouté.

Le ministre a par ailleurs souligné que 133 enquêtes judiciaires étaient actuellement menées par l'inspection générale de la police nationale (IGPN), allant "de blessures graves (...) à l'insulte simple".
 

"Ultra violence" dans les manifestations

Il a aussi évoqué les violences qui ont émaillé l'acte 13 des gilets jaunes samedi à Paris, estimant que "depuis quelques années, l'ultra violence rentre dans nos manifestations".
"La quasi totalité des distributeurs de billets des banques du parcours de la manifestation d'hier ont été détruits mais aussi du mobilier urbain et des voitures souvent de luxe: c'est très classique de l'ultragauche", a-t-il dit.

Des dégâts sur des vitrines et du mobilier urbain

Samedi une Porsche a notamment été incendié ainsi qu'un véhicule de la mission vigipirate à deux pas de la Tour Eiffel, et a affirmé le ministre, "c'est la même personne" qui a incendié les deux véhicules, "quelqu'un qui est bien identifié et vient de la mouvance anarcho libertaire", "il est actuellement en garde à vue".

Samedi, 45 personnes ont été interpellées à Paris en marge des manifestations gilets jaunes et 42 ont été placées en garde à vue, selon les autorités.
 

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