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Gilets jaunes - Tirs de Flash-Ball, masques confisqués : des journalistes blessés pendant les manifestations

Parmi les blessés, des journalistes, dont deux du Parisien. / © Sebastien SALOM-GOMIS / AFP
Parmi les blessés, des journalistes, dont deux du Parisien. / © Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

Parmi les blessés des manifestations des gilets jaunes de ce samedi 8 décembre figurent aussi des journalistes. D'autres racontent avoir eu leur matériel de protection confisqué.

Par Safar Baroud avec AFP

Sur la soixantaine de blessés lors des manifestations de ce samedi 8 décembre, plusieurs étaient des journalistes. Parmi eux, deux photographes du Parisien qui ont été touchés par des tirs de Flash-Ball sur les Champs-Élysées.

Le premier, touché à la nuque malgré le port d'un casque, a perdu connaissance. Il a été emmené à l'hôpital pour un check-up, avant de ressortir avec une minerve.
 

"Excusez-moi, je visais quelqu'un d'autre"

Selon le photojournaliste, le policier responsable de sa blessure aurait tiré à bout portant. "Très en colère, j'ai enlevé toutes mes protections et je suis allé lui dire qu'il venait de me tirer dans le dos à bout portant dans la nuque... Je pense qu'il a eu peur de m'avoir tué car je suis tombé au sol pendant quelques secondes. Il m'a dit "Désolé je visais quelqu'un d'autre"", a-t-il indiqué à son journal.

Son collègue, touché au genou, s'en tire avec un hématome.
 

Confiscations de matériels

Un autre journaliste de l'agence de presse audio A2PRL a également été touché par un tir de Flash-Ball, malgré le port d'un brassard de presse "en évidence".
Des blessures, mais également des confiscations de leurs équipements de protection, comme l'a dénoncé la photographe de guerre Véronique de Viguerie, primée il y a quelques mois au festival de photojournalisme Visa pour l'image. "Casques et masques de protection volés par les CRS parce que je prenais une photo", a-t-elle dénoncé sur Twitter.
 

Caméra brisée et jet d'acide

Des attaques qui viennent s'ajouter à d'autres incidents survenus cette semaine. Mercredi à Toulouse, un journaliste reporter d'image (JRI) de France 3 Occitanie était pris à partie par des élèves du Lycée Polyvalent Rive Gauche. Après l'avoir malmené, des élèves, qui avaient pour la plupart le visage caché derrière leur foulard, lui ont dérobé sa caméra. Celle-ci a été retrouvée en pièces à quelques mètres de là.
La caméra a été retrouvée totalement détruite. / © F. Valéry / France 3
La caméra a été retrouvée totalement détruite. / © F. Valéry / France 3
Dans le nord de la France, à Wingles, la tragédie a été évitée de justesse ce vendredi. Deux journalistes de presse écrite venues couvrir une manifestation de lycéens ont été visées par un tir... de bouteille remplie d'acide.

Le projectile n'a heureusement pas atteint les deux femmes qui s'en sont sorties avec plus de peur que de mal. La rédaction de la Voix du Nord, le quotidien pour lequel travaille l'une des journalistes, a conclu l'article relatant les faits par ces mots : "On peut décrier la presse, lui faire des reproches qu’elle mérite parfois. Il n’en reste pas moins que les seuls pays où la presse n’est pas libre de faire son travail sont des dictatures."
 

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